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IDE : percée de la Chine

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Pour la première fois en 2002, la Chine est devenue la première destination de l’investissement direct étranger (IDE) dans le monde. Si cette performance est impressionnante pour un pays qui n’a autorisé l’investissement étranger que depuis peu, elle se produit alors que les flux d’IDE vers les autres pays sont en déclin. Rapporté au nombre d’habitants, l’IDE de la Chine se retrouve nettement moins bien classé, selon un rapport de l’OCDE à paraître. Depuis 1996, la Chine a attiré plus d’IDE que les autres pays en développement, mais reste en deçà de plusieurs pays membres de l’OCDE. D’après les statistiques de l’OCDE, en 2000, la Chine, avec ses US$38,4 milliards d’IDE, a fait moins bien que les États-Unis, l’Allemagne et la France, entre autres.

L’année 2002 a toutefois été marquée par une chute brutale de l’IDE à destination de la plupart des pays de l’OCDE, particulièrement aux États-Unis, alors que l’IDE en Chine atteignait le niveau record de US$52,7 milliards. Presque la moitié de l’IDE cumulé en Chine provient officiellement de Hong Kong, Chine. Ce flux inclut un montant non comptabilisé d’IDE en provenance de la diaspora chinoise mondiale, du Taipei chinois et de Chine même (par la pratique des « aller-retours », qui consiste à faire transiter des investissements intérieurs chinois par Hong Kong, Chine afin de profiter des avantages fiscaux).

En termes d’investissements en provenance des pays de l’OCDE, la Chine a récemment reculé de quelques places. Après avoir occupé le deuxième rang en 1995, elle s’est retrouvée quatrième en 2000. De plus, si l’on tient compte du poids démographique considérable de ce pays, les flux d’IDE par habitant restent beaucoup plus faibles en Chine que dans les pays membres de l’OCDE, à l’exception de la Turquie. La composition des flux d’IDE en Chine présente aussi des différences : depuis les années 1990, dans les pays de l’OCDE, les fusions et acquisitions représentent l’essentiel de l’IDE, alors qu’en Chine, leur part est négligeable.

© L’Observateur de l’OCDE, Nº237, Mai 2003




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