Corée : reprise forte et précoce
Après la sévère contraction de l’activité observée à la fin de 2008, la Corée connaît l’une des plus précoces et plus fortes reprises dans la zone OCDE, tirée par les exportations et une politique budgétaire expansionniste. Alors que l’impact de la relance budgétaire se dissipera en 2010, un redressement durable des exportations contribuera sans doute à porter la croissance de la production à 4-4,5 % en 2010 et 2011, avec un rebond de la demande intérieure et un net recul du chômage. À mesure que la reprise se confirmera, il faudra freiner l’augmentation des dépenses publiques afin de rétablir l’équilibre du budget, conformément au plan de gestion budgétaire à moyen terme. D’autres mesures exceptionnelles de stabilisation de l’économie, comme l’aide accrue aux petites et moyennes entreprises, devront être supprimées progressivement. Des réformes structurelles visant à améliorer la productivité, notamment dans le secteur non manufacturier, sont nécessaires pour soutenir la croissance sur le moyen terme.
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Nizar Baraka
Table ronde sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient
La crise mondiale et les moyens de retrouver la voie du développement et de la croissance ont été les thèmes dominants de la réunion ministérielle MENA-OCDE, le 23 novembre 2009, à Marrakech au Maroc. Dans cette neuvième table ronde ministérielle de L'Observateur de l'OCDE, nous avons demandé aux représentants de quatre pays de la région MENA - le Maroc, qui préside la réunion ministérielle, Bahreïn, l'Égypte et le Yémen - ainsi qu'à trois membres de l'OCDE - la Corée, l'Espagne et l'Italie :
« Quelles mesures mettez-vous en oeuvre pour renforcer le développement dans votre pays et dans la Région Afrique du Nord-Moyen-Orient ? »(2967 mots)
Hommage à Kim Dae-jung
L'adhésion de la Corée à l'OCDE en 1996 a marqué une étape importante dans la mondialisation de l'organisation. C'est le seul pays asiatique à avoir rejoint l'OCDE après le Japon en 1964. Son adhésion a également entériné la reconnaissance des exceptionnels progrès économiques, sociaux et politiques de la Corée au cours décennies précédentes, se relevant des décombres de la guerre pour devenir une puissance économique mondiale et une démocratie à part entière.
Peu d'hommes ont autant contribué au succès de la Corée que le Président Kim Dae-jung, décédé en août. Il s'est courageusement battu pour la démocratie, les droits de l'homme, et pour l'unification avec la Corée du Nord, qu'il souhaitait ardemment. Recevant le Prix Nobel de la paix en 2000, Kim Dae-jung rappelait : « Par cinq fois j'ai failli mourir entre les mains de dictateurs, j'ai connu six années de prison, et j'ai été assigné à résidence, contraint à l'exil ou constamment surveillé pendant 40 ans. » C'est jusqu'à présent le seul Coréen à avoir obtenu un prix Nobel.
Après s'y être plusieurs fois porté candidat, Kim Dae-jung a été élu à la présidence de la Corée en décembre 1997. C'était la première transition entre le parti au pouvoir et le parti d'opposition de l'histoire coréenne moderne. Celle-ci s'embourbait alors dans une grave crise financière. Kim Dae-jung sauva brillamment son pays de la faillite grâce à une gestion exemplaire de la crise, l'adoption de réformes structurelles et le renforcement des institutions démocratiques.
Kim Dae-jung était très attentif aux conseils de l'OCDE sur les politiques structurelles nécessaires pour remettre la Corée sur la voie d'un développement rapide, et invita plusieurs fois à la Maison bleue le Secrétaire général de l'époque, Donald Johnston, dans ce but. Il lança ainsi un ambitieux programme de réformes structurelles sur le gouvernement d'entreprise, le contrôle des marchés financiers, l'investissement direct étranger, la réforme de la réglementation, la lutte contre la corruption et les privatisations. Après une grave crise en 1998, l'économie coréenne rebondit en 1999 et retrouva la voie d'un développement rapide. Kim Dae-jung, dont on se souviendra comme le « président de la paix et de la démocratie », est aussi l'homme qui sauva son pays de la crise économique.
Après la fin de son mandat, en 2003, j'eus le grand honneur de rencontrer Kim Dae-jung chez lui à Séoul, avec M. Johnston. Je garde un souvenir ému de son aura sereine, de la paix de sa demeure et de sa magnifique collection d'orchidées. Invité par M. Johnston comme intervenant principal au Forum de l'OCDE de 2004, Kim Dae-jung accepta sans hésiter.
Dans le discours qu'il prononça au Forum, il évoqua son rêve d'unifier les deux Corée et ses efforts pour y parvenir lors de sa brillante présidence. C'était un rappel poignant pour le public largement européen que, si la Guerre froide était finie en Europe, l'Asie de l'Est ne connaissait toujours pas la paix.
Kim Dae-jung, citoyen remarquable d'un pays remarquable, n'était autre que l'un des grands architectes de l'histoire du monde contemporain.
Kim Dae-jung, né le 3 décembre 1925, est décédé le 18 août 2009.
Son discours à l'OCDE est disponible sur www.oecd.org/forum2004-fr et sur la version en ligne de cet article, sur www.observateurocde.org.(548 mots)L'économie coréenne
La Corée a été l'un des pays de l'OCDE les plus durement touchés par la crise mondiale, alors même que son secteur financier était relativement sain. La crise a frappé de plein fouet une économie qui était devenue ces dernières années l'une des plus performantes du monde développé, l'instabilité des marchés de capitaux et la chute brutale du taux de change rappelant la crise asiatique de 1998.
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©Pascal Lauener/Reuters
De la crise à la reprise
L'économie mondiale est aujourd'hui confrontée à des difficultés d'une ampleur inédite depuis au moins un demi-siècle.
(1028 mots)Rouler plus vert
Avec l'urgence accrue de barrer la route au changement climatique, l'encouragement des populations à utiliser les transports publics se répand partout dans le monde. Une stratégie globale incitant à délaisser voitures et camions au profit du train et des tramways électriques peut vraiment contribuer à réduire la pollution, les embouteillages et les émissions de gaz à effet de serre.
(407 mots)Les jeunes travailleurs en Corée
Les bonnes vibrations économiques continuent en Corée : pour 2008-2009, on attend une croissance forte et un faible taux de chômage. Cet essor semble toutefois avoir oublié une partie de la jeunesse. À 10 %, le chômage des jeunes en Corée est inférieur à la moyenne OCDE (proche de 15 %) et, bien que le taux d’emploi y soit plus faible, ceci s’explique par un faible taux d’abandon des études et un taux de scolarisation élevé.
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Le vice-Premier ministre Okyu Kwon
©OCDE/David SterboulLa Corée et l’OCDE : une décennie de progrès
En 1996, alors que le gouvernement coréen venait de décider de rejoindre l’OCDE et travaillait dur pour cela, certains médias et organisations de la société civile se montrèrent réticents. Ils s’inquiétaient de l’entrée de la Corée dans le « club des riches », affirmant que cette initiative était prématurée et qu’elle nous causerait des pertes considérables.
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Selon vous, une reprise économique mondiale aura lieu :
- Principaux indicateurs économiques par pays
- Immigration et emploi : un défi complexe
- L’eau : vers une gestion au compte-gouttes ?
- Les « biens communs »
- L'Afrique et ses partenaires émergents
- La stratégie de l'OCDE pour une croissance verte
- Le G20 et la crise : des progrès tangibles
- Une action ferme contre la corruption
- Bilan bancaire
- Au pays des start-ups


