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Depuis la création de l’État d’Israël, il est vital pour sa croissance démographique et économique de surmonter les difficultés posées par le climat aride et la rareté des réserves naturelles d’eau. C’est le moteur des améliorations constantes obtenues en appliquant des techniques, pratiques et plans à long terme innovants dans le secteur de l’eau.

World Agricultural Expo en Californie, février 2015 ©David McNew/Getty Images/AFP

Il est important d’investir dans les infrastructures de l’eau ; mais plus que jamais, c’est la gouvernance qui compte. 

Cliquer sur la vignette pour la bande-dessinée ©StiK pour l'Observateur de l'OCDE.

L'Observateur de l'OCDE n°301, T4 2014

Un bénéficiare inattendu ©AFP/Biosphoto/Minden Pictures/Fotonatura/Ingo Arndt

Dans Rule of Experts: Egypt, Techno-Politics, Modernity, Timothy Mitchell raconte comment une épidémie de paludisme s’est déclenchée en Égypte en 1942 à la suite d’une cascade exceptionnelle d’interactions entre fleuves, barrages, engrais et réseaux trophiques, et des influences de la Seconde Guerre mondiale. 

Sa ferme a besoin de plus de pluie. ©Reuters/David Gray

Aujourd’hui, il est communément admis que le changement climatique nuit aux réserves d’eau : il dérègle les saisons des pluies, fait fondre les glaciers et provoque des sécheresses dans des régions habituellement humides. 

©Roy Philippe/HEMIS.FR

L’amélioration des systèmes d’eau est un défi, leur financement en est un autre. Dans la plupart des pays, les autorités publiques assurent la mise en place et le financement des infrastructures hydrauliques. Cependant, entre budgets publics limités et prudence des banques en matière de crédit, ce modèle est soumis à des pressions de plus en plus fortes.

Charlotte Moreau

L’eau recèle un fort potentiel d’amélioration économique, sociale et individuelle. Les défis sont de taille, mais ils s’accompagnent d’opportunités. Bien gérée, l’eau pourrait devenir un vecteur de progrès.

Jonathan Ernst/Reuters

En septembre 2013, le gouvernement kenyan et les Nations Unies ont annoncé la découverte, dans le nord du Kenya, d’importantes réserves souterraines d’eau qui suffiraient à subvenir aux besoins du pays pendant 70 ans. Repérés grâce à la technologie satellitaire, les aquifères de Lotikipi et Lodwar se situent dans le comté aride de Turkana, théâtre de vols de bétail meurtriers sur fond de luttes claniques pour le contrôle des pâturages et des rares points d’eau. 

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L’absence de crue majeure de la Seine depuis plus d’un demi-siècle a éloigné la crainte d’une inondation de la mémoire collective. Pourtant, la croissance urbaine et la densité des réseaux de transports ou d’énergie autour de la capitale française ont accru l’exposition à un tel risque. 

Si l’heure est à la protection de  l’environnement et aux stratégies de  croissance « verte », les décideurs publics  seraient bien inspirés de mettre aussi le cap  sur l’économie bleue.

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« Nous allons manquer d’eau bien plus rapidement que de pétrole », a prévenu le Président de Nestlé, Peter Brabeck-Letmathe, lors du Forum de l’OCDE en mai 2012. Les Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 suggèrent clairement que les réserves en eau douce s’amenuiseront si aucune action nouvelle n’est entreprise.

©Reuters/Stringer Shanghai

Faire appel au bon sens et aux bons acteurs contribuerait à débloquer les investissements dans le secteur de l’eau, particulièrement cruciaux pour les pays en développement.

©Alfredo Guerrero/Notimex/AFP

L’Observateur de l’OCDE : Vous lancez l’Agenda de l’Eau 2030. À quels besoins ces réformes répondent-elles ?

©Reuters/Andrew Kelly

New York investit pour un avenir plus vert et plus propre.

©Reuters/Claro Cortes

L’eau est indispensable à la vie. Pourtant, des millions de personnes restent privées d’accès à un approvisionnement régulier en eau potable. Dans les années à venir, l’accroissement de la population mondiale ne fera qu’accentuer les pressions exercées sur cette ressource, qui n’est pas inépuisable. Comment faire meilleur usage de ce bien précieux ?

Fayaz Kabli/Reuters

L’agriculture mondiale doit relever un formidable défi dans les 40 prochaines années : produire 50 % d’aliments en plus d’ici 2030 et le double d’ici 2050. Avec des pressions croissantes issues de l’urbanisation, de l’industrialisation et du changement climatique, une bonne gestion de l’eau sera vitale.

L’aide au développement destinée à l’approvisionnement en eau et à son assainissement a augmenté ces dernières années, après un déclin à la fin des années 1990. Cette augmentation pourrait ne pas être suffisante, au regard de l’importance de l’enjeu. En 2007-2008, les pays membres du Comité d’assistance au développement de l’OCDE ont fourni en moyenne 5,1 milliards de dollars d’aide bilatérale annuelle à l’approvisionnement en eau et à son assainissement, 50 % de plus qu’en 2003- 2004. Aide des organismes multilatéraux comprise, le montant total était de 6,6 milliards de dollars. Entre 2003 et 2008, l’aide bilatérale pour l’eau a augmenté de 15 % par an en moyenne, alors que l’aide multilatérale a augmenté de 3 % par an. Toutefois, dans les pays du CAD, l’aide pour l’approvisionnement en eau et pour son assainissement ne représentait que 7 % de toutes les promesses d’aide en 2007- 2008, à peine plus que les 6 % de 2003-2004.

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

Dans la région MENA, de meilleures réglementations encourageraient les investisseurs à s'aventurer dans le secteur de l'eau.

© Oswaldo Rivas / Reuters

La crise économique mondiale ne doit pas faire oublier la question de l'eau.

L'OCDE a élaboré avec ses partenaires un Guide pour l'action publique afin d'aider les gouvernements qui envisagent une participation du secteur privé aux questions liées à l'eau.

Investir dans l’eau est l’affaire du secteur public comme du secteur privé. Ce sont les conditions de l’investissement qui importent.

©Reuters/Atef Hassan

L’eau représente un enjeu de plus en plus important dans tous les pays. Une approche originale et cohérente est aujourd’hui nécessaire.

La pêche a beau être une activité économique ancienne, elle n’en est pas moins au premier plan de la mondialisation. Il y a d’abord l’aspect commercial : un merlu attrapé sur les côtes néo-zélandaises par un bateau japonais peut être transformé en Chine avant d’être transporté sur un marché à Londres ou Paris.

Voir aussi le n° 254 sur l'eau, mars 2006. Les sommaires de tous les numéros sont disponibles sur www.oecd.org/observateur

Selon le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, « les progrès qui pourront être accomplis pour résoudre [le problème de l’eau] nous aideront à avancer sur la voie de la réalisation de la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement »
(éditorial, n° 256, juillet 2006). Nous sommes d’accord, et voudrions attirer votre attention sur le programme Working for Water (WfW) en Afrique du Sud.
Chaque jeudi à midi le Tribunal de las aguas (tribunal de l’eau) se réunit devant la cathédrale de Valence, sur la côte méditerranéenne de l’Espagne. On dit que depuis plus de mille ans, ce tribunal règle les différends concernant l’irrigation des huertas, terres arables plantées de citronniers, d’orangers et d’autres cultures qui donnent à cette région ses parfums et ses saveurs caractéristiques, et font vivre bon nombre de ses habitants.Il n’y a pas de vie sans eau : elle est indispensable à la santé, à l’agriculture, à l’industrie et au maintien des écosystèmes. La gestion des ressources en eau et l’accès à ces ressources sont devenus des problèmes planétaires qui influent sur les relations sociales et politiques dans de nombreuses régions du globe.

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On pense souvent que les pays développés sont riches en eau, et que les agriculteurs s’y préoccupent peu de questions de gestion ou de qualité de l’eau. Si seulement cela pouvait être vrai ! Partout, l’accroissement de cultures et d’élevages exigeants en eau appauvrit les ressources en eau, y compris dans les pays les plus riches.

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En signant la Déclaration du millénaire des Nations unies, en 2000, les dirigeants de la planète se sont fixé des objectifs ambitieux de réduction de la pauvreté dans le monde, réitérés en 2002 au Sommet mondial sur le développement durable : les Objectifs du millénaire pour le développement. L’un d’entre eux est de « réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base ». Ce but se révèle plus difficile à atteindre que beaucoup le croyaient.

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Il y a trois ans, à la veille du troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto, nous écrivions qu’il était possible de réaliser l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) de réduire de moitié la population dépourvue d’accès à l’eau potable d’ici à 2015, quoique difficile, surtout dans un contexte marqué par la stabilisation voire le recul de l’aide bilatérale au développement de la part des pays de l’OCDE. La situation s’est-elle améliorée depuis ? Il y a des signes encourageants, mais pas là où ils auraient été le plus nécessaires.
Tout le monde connaît l’histoire du jeune Néerlandais qui a sauvé son pays en mettant son doigt dans la fuite d’une digue, en attendant les secours. Pour les Néerlandais, cette histoire s’est bien terminée, mais des millions de gens qui vivent en bord de mer à travers le monde n’ont pas eu cette chance l’an dernier.

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