Un camion circule dans une zone économique spéciale près de Yangon et passe derrière les drapeaux du Myanmar et du Japon, pays qui soutient activement le Programme de l'OCDE pour l'Asie du Sud-ESt ©Soe Than Win/AFP

Avec près d’un demi-milliard d’habitants, l’Asie du Sud-Est affiche l’une des croissances les plus rapides du monde. Les niveaux de croissance et de prospérité y sont toutefois très inégaux. 

L’Australie s’est imposée comme une force du G20 dans la région Asie-Pacifique, et s’embarque maintenant sur une nouvelle vague qui la porte un peu plus loin dans le siècle asiatique. 

Lilianne Ploumen, ministre du Commmerce extérieur et de la Coopération pour le développement, Pays-Bas Gouvernement des Pays-Bas

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) a cessé d’être un simple concept  vendeur à la mode pour irriguer les activités commerciales des entreprises du monde  entier. Du « triple résultat » aux indices boursiers récompensant les pratiques sociales et  environnementales responsables, les valeurs des entreprises se calquent toujours plus sur  celles de la RSE. Qu’en est-il dans les chaînes logistiques ? Comment les multinationales  en particulier peuvent-elles être sûres que leurs fournisseurs dans les pays pauvres ne  jouent pas avec des vies humaines ni avec l’environnement ? L’effondrement du Rana  Plaza — qui abritait des ateliers de confection fournisseurs de grandes marques — au  Bangladesh en 2013 et son lourd bilan humain sont venus rappeler de manière tragique  qu’il reste beaucoup à faire pour que la RSE prenne tout son sens.

Pour cette table ronde de L’Observateur de l’OCDE, nous avons demandé aux  représentants de différentes parties prenantes (gouvernements, entreprises, syndicats  et société civile) de répondre aux questions suivantes : « Comment encouragez-vous une conduite responsable des entreprises ? Que faut-il faire selon vous pour renforcer la responsabilité sociale des entreprises à  l’échelle mondiale ? »

©Table ronde de L’Observateur de l’OCDE n° 12 

Dennis George

Économie émergente au parcours hors norme, l’Afrique du Sud se retrouve depuis peu en proie à des difficultés économiques. Nous avons interrogé Dennis George, Secrétaire général de la FEDUSA, au sujet de leurs conséquences et des dispositions que le G20 et le gouvernement sud-africain devraient prendre pour que le pays renoue avec une croissance vigoureuse.

Après des décennies d’isolement économique, le Myanmar revient sur le marché international, avec un large éventail de réformes visant à attirer le commerce international et l’investissement étranger. Ces réformes vont de l’amélioration des infrastructures à des transformations du secteur monétaire et financier, en passant par la sécurité alimentaire et la croissance agricole. Grâce à ses ressources naturelles et sa population active jeune, ce pays de plus de 60 millions d’habitants, autrefois surnommé « le bol de riz de l’Asie », a tout intérêt à ouvrir son économie.   

L’effondrement du Rana Plaza à Dacca, tuant plus d’un millier d’ouvriers, n’a pas été qu’un drame humain. Au Bangladesh, le secteur de l’habillement occupe une place considérable, tant au niveau économique que social. Il est donc d’autant plus important de faire face aux conséquences de cette tragédie. 

Un monde exempt d’extrême pauvreté n’est pas une utopie mais un objectif réalisable. Pour y parvenir, nous devons d’urgence relever certains défis, notamment celui de revoir nos objectifs de développement. 

Après une décennie euphorique, des réformes s’imposent pour consolider les acquis récents et affronter les défi s à venir. 

© BAD

L’économie africaine a connu une forte expansion ces dernières années. Êtes-vous confiant pour l’avenir ? 

©Isaac Kasamani/AFP

Plusieurs efforts et interventions ont été menés pour résoudre les multiples obstacles à la paix, à la sécurité et au développement en République démocratique du Congo (RDC).

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En 2013, l’aide au développement a augmenté de 6,1 % en termes réels pour atteindre un record, malgré les pressions subies par les budgets des pays de la zone OCDE avec la crise. Les donneurs ont fourni un total de 134,8 milliards de dollars en aide publique au développement (APD) nette, ce qui marque un rebond après deux ans de baisse en volume. L’aide aux pays en développement a régulièrement augmenté dans la décennie 2000, mais a chuté en 2011-12 avec les mesures d’austérité.

Francois Lenoir/Reuters

Depuis début 2013, l’UE et les États-Unis négocient pour approfondir la libéralisation des échanges et de l’investissement. Un accord en 2014 serait bénéfique pour les protagonistes, certes, mais pour d’autres aussi. Explication. 

© Gouvernement du Maroc

L’Observateur de l’OCDE : Quels sont les principaux défis en matière de transports pour votre ministère ?

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La hausse des prix alimentaires, cause de la famine ? On se souvient des émeutes de la faim dans plusieurs pays en 2008, suite à la hausse brutale des prix de certains aliments. Pourtant, si les prix jouent un rôle important, ils ne constituent pas le problème fondamental.

Depuis quelques années, les matières premières sont l’un des principaux moteurs de la croissance africaine. Pourtant, curieusement, la contribution des ressources naturelles à la croissance du PIB de l’Afrique (+5 % en moyenne sur la dernière décennie) a été bien moins forte qu’elle n’aurait pu l’être. 

© Mark Wessels/Reuters

L’Afrique du Sud est devenue en 2010 le premier pays africain à accueillir la Coupe du monde de football de la FIFA, qui est l’un des plus grands événements sportifs mondiaux. Peut-on parler de triomphe, et quels enseignements en tirer ?

L’aide au développement a reculé de 4 %, en termes réels, en 2012, après avoir subi une contraction de 2 % en 2011. Ce mouvement doit absolument être inversé, mais ce n’est pas le seul problème à résoudre.

Le défi du capital humain en Russie

Pour soutenir la croissance économique, la Russie doit développer son capital humain, ce qui implique des réformes structurelles des secteurs de l’éducation, de la santé et des retraites.

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L’aide au développement a reculé de 4 %, en termes réels, en 2012, après avoir subi une contraction de 2 % en 2011. Ce mouvement doit absolument être inversé, mais ce n’est pas le seul problème à résoudre. La question de la mesure de l’aide fait également débat. Comme l’explique Jon Lomoy, il est grand temps de redéfinir le concept d’aide publique au développement, et l’issue de cette discussion aura des conséquences sur l’efficacité des politiques de développement au cours de la prochaine décennie et au-delà.

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L’Afrique peut-elle maintenir sa récente performance économique et mieux tirer parti de ses abondantes ressources ?

©Reuters/Amr Abdallah Dalsh

Du grain à moudre

En Turquie, les petites exploitations mettent en péril la productivité agricole et procurent de maigres revenus aux travailleurs du secteur. Les politiques publiques ont amélioré la situation, mais beaucoup reste à faire.

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©Reuters/Jason Lee

Les défis de l’Asie

Les moteurs de la croissance rapide de l’Asie – nouvelles technologies, mondialisation et réformes favorisant les mécanismes de marché – accroissent également les inégalités. Un essor économique rapide s’accompagne inévitablement de certaines disparités de revenus, mais l’on ne saurait s’en accommoder. Surtout lorsque ces disparités reflètent l’inégalité des chances d’améliorer son capital humain et ses revenus.

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En général, les diplômés du supérieur peuvent espérer gagner plus que les autres, mais les pouvoirs publics et la société bénéficient aussi des investissements consentis. En moyenne, dans la zone OCDE, l’investissement public dans les études supérieures est de 39 000 dollars plus élevé que celui consenti dans les études du deuxième cycle du secondaire ou dans le post-secondaire. Pourtant, dans la plupart des pays, les retombées publiques de l’enseignement supérieur sont nettement supérieures à celles du deuxième cycle du secondaire ou des études postsecondaires non universitaires, grâce aux impôts et contributions sociales qui accompagnent les revenus plus élevés de ces diplômés. En moyenne, les retombées publiques nettes des études supérieures dépassent 100 000 dollars pour un homme et 57 000 dollars pour une femme. En tenant compte des coûts directs, du manque à gagner et des dotations publiques, les avantages publics sont quatre fois supérieurs aux coûts publics pour un homme et plus de deux fois supérieurs pour les femmes.

Promouvoir une croissance inclusive, restaurer la confiance, favoriser la durabilité: tels étaient les trois thèmes centraux des débats du Forum annuel de l’OCDE en mai 2013. Depuis 2000, le Forum s’est imposé comme un sommet international d’importance majeure. Il se tient en parallèle à la Réunion ministérielle du Conseil et ouvre la Semaine de l’OCDE. Cet événement public permet aux citoyens de tous les pays et milieux – entreprises, syndicats, société civile, étudiants et universitaires, ainsi que ministres – de débattre des défis mondiaux, et d’alimenter les débats ministériels. Cette année, 1 520 participants originaires de 63 pays ont débattu avec 176 intervenants d’un ensemble de questions mondiales de première importance, et des millions d’internautes ont pu participer en ligne.

© OECD/Herve Cortinat

Parler de dignité, c’est parler des hommes. La dignité est une valeur intrinsèque de l’homme, elle lui est innée. La dignité naît aussi des relations entre les hommes. Nous n’y pensons pas ou n’y prêtons guère attention au quotidien parce que nos familles, nos amis, ont la chance de mener une vie relativement privilégiée. D’autant qu’il est difficile de savoir vraiment combien de personnes ont des conditions de vie difficiles – sans compter que leurs voix sont moins souvent entendues.

Les pays en développement forment un vaste groupe. En haut de l’échelle, de grandes puissances émergentes telles que le Brésil et la Chine. En bas, un ensemble pauvre appelé États fragiles, comme l’Afghanistan et la Somalie. Ces États manquent de moyens pour assurer des fonctions fondamentales de gouvernance ou établir des relations constructives avec la société. Ils abritent la moitié des enfants privés d’accès à l’école primaire dans le monde et la moitié de ceux qui meurent avant leur cinquième anniversaire. Les dix prochaines années, ces pays, sources d’instabilité avec des conséquences régionales voire internationales, seront les principaux champs de bataille dans la guerre contre la pauvreté mondiale.

©OECD/Benjamin Renout

Résoudre la crise alimentaire

Mettre un terme à la faim et à la malnutrition, et plus généralement garantir la sécurité alimentaire mondiale, constitue l’un des problèmes les plus insolubles de l’humanité. Si de nombreux pays autrefois pauvres se développent rapidement aujourd’hui, l’atteinte du premier objectif du Millénaire pour le développement, à savoir diviser par deux la proportion de la population souffrant de la faim au cours de la période 1990-2015, est peu probable. La malnutrition a globalement reculé, mais cette évolution s’est ralentie et les chiffres restent élevés en valeur absolue. En outre, certains pays – principalement en Afrique et en Asie de l’Est – n’ont enregistré aucune amélioration.

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©G20 Russie 2013

La Fédération de Russie a pris la présidence du G20 le 1er décembre 2012, alors que l’ensemble des organisations internationales et des pays avaient revu à la baisse les prévisions de croissance pour l’année suivante. Dans ce contexte, des mesures rapides et coordonnées pour accompagner la reprise s’imposaient, et nous avons décidé de recentrer les travaux du G20 sur la croissance et l’emploi, en visant des actions et des engagements très concrets que les dirigeants du G20 pourraient examiner et éventuellement approuver à Saint-Pétersbourg en septembre 2013. En nous appuyant sur les précédents résultats du G20, nous espérons avoir progressé vers cet objectif durant notre présidence.

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