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  • États-Unis : faible reprise

    L’économie sort progressivement d’une grave récession. Le recul de la production semble s’être interrompu depuis l’été, même si des problèmes considérables demeurent en souffrance. Le risque de nouvelles faillites d’envergure parmi les établissements bancaires s’est atténué, mais leurs capitaux propres devront être renforcés pour compenser leurs pertes financières. Le secteur du logement connaît également une correction sensible, marquée par une forte réduction de l’endettement et une reconstitution des actifs. La vaste relance macroéconomique et l’assouplissement des conditions financières soutiendront la croissance, qui sera néanmoins un peu plus faible qu’au cours des reprises antérieures. Le chômage refluera lentement.

    La Réserve fédérale et le gouvernement doivent commencer à démanteler les dispositifs de soutien de l’activité économique, à mesure que la croissance devient autonome. Il ne sera pas simple de déterminer le moment opportun pour procéder à ce retrait, mais une relance prolongée risque de compromettre l’ancrage des anticipations infl ationnistes et de déstabiliser les marchés d’actifs. Il est certes souhaitable que les autorités fassent preuve de la souplesse requise face à l’évolution des conditions économiques, mais les stratégies de sortie devraient être clairement expliquées.


    ©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

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  • Jessica Rinaldi/Reuters

    Les dépenses de santé aux États-Unis

    En 2007, les États-Unis ont consacré 16 % de leur PIB aux dépenses de santé. Cette part, de loin la plus élevée des pays de l’OCDE, est supérieure de plus de sept points de pourcentage à la moyenne de l’OCDE (8,9 %). Même la France, la Suisse et l’Allemagne, pays qui consacrent la plus forte proportion du PIB à la santé après les États-Unis, connaissent un écart de plus de cinq points de pourcentage avec ceux-ci : respectivement 11 %, 10,8 % et 10,4 %.

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  • Être chômeur en 2009

    « Être au chômage, c'est frustrant, dévalorisant et, à ce stade, effrayant. » Pour qui doute des effets dévastateurs du chômage, les témoignages recueillis par une enquête récente du John J. Heldrich Center for Workforce Development, de l'Université Rutgers aux États-Unis, seront éclairants. Le centre a interrogé 1 100 américains de plus de 18 ans, au chômage et à la recherche d'un emploi au cours des 12 derniers mois, en août 2009. Le résultat ? « L'angoisse du chômage », un bilan aux chiffres et aux mots révélateurs.

    53 % des personnes interrogées estiment que l'économie américaine connaît actuellement des « mutations fondamentales qui vont durer ». « Les journaux annoncent que les baby boomers comme moi devront travailler plus longtemps, précise l'une d'entre elles, d'autant que beaucoup d'entre nous ont perdu la moitié, si ce n'est plus, de la valeur de leurs fonds de pension. Mais qu'on m'explique comment je pourrais travailler quelques années de plus alors que je n'arrive même pas à décrocher un entretien d'embauche ! »

    Sur les 56 % qui ont déclaré ne pas avoir perçu de prestations de chômage publiques au cours des 12 derniers mois, 48 % ont indiqué qu'ils ne remplissaient pas les conditions requises pour en bénéficier. Parmi les chômeurs interrogés, 60 % ont déclaré qu'ils n'avaient pas reçu de préavis de licenciement. Et 27 % ont été prévenus un mois à l'avance ou moins. Pas étonnant, dans ces conditions, que 51 % des sondés estiment qu'il appartient aux pouvoirs publics d'aider les chômeurs. Par comparaison, 17 % estiment que cette responsabilité incombe à l'employeur, et 33 % estiment que c'est aux travailleurs eux mêmes de se prendre en charge.

    Notons que 76 % des sondés évoquent le « profond impact » qu'a eu la situation économique sur leur famille. « Bien sûr, je reçois des bons d'alimentation, explique l'un d'eux, mais cela ne m'empêche pas de restreindre les courses au minimum, ce qui exclut la lessive pour mes vêtements, sans parler d'acheter de nouveaux vêtements pour me présenter à un éventuel entretien d'embauche. »

    Sur les 43 % de bénéficiaires d'allocations chômage, 83 % ont déclaré qu'ils craignaient «un peu » ou « fortement » que les allocations ne cessent avant qu'elles n'aient retrouvé un emploi.

    « Le manque de revenu et l'absence de couverture maladie sont déjà douloureux, mais c'est le fait de ne pouvoir répondre aux besoins de mon couple qui me détruit psychologiquement, » explique un sondé.

    Parmi les personnes contactées, 70 % ont déclaré qu'elles avaient remis à plus tard l'amélioration de leur logement ou leurs projets de vacances ; 63 % ont déclaré qu'elles avaient utilisé l'épargne destinée à leur retraite ou autre pour répondre à des besoins immédiats ; et 56 % ont déclaré qu'elles avaient emprunté de l'argent à leurs proches ou à des amis. Plus de 60 % des sondés ont affirmé souffrir de troubles du sommeil ou de fatigue physique ou morale. 58 % ont déclaré que leurs relations familiales étaient devenues tendues, et 52 % qu'ils évitaient les événements amicaux ou sociaux.

    L'enquête de l'Université Rutgers dessine un tableau sombre, mais pas désespéré. Si 77 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles s'étaient senties « stressées » et 68 % « déprimées » en raison de leur situation, 66 % se sont déclarées « impatientes de prendre un nouveau départ. » MA

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  • États-Unis : une amorce de reprise ?

    L'économie américaine traverse une phase de récession grave et prolongée qui devrait parvenir à son terme au second semestre, lorsque les mesures de soutien budgétaires et monétaires produiront leurs effets et que le cycle du logement s'inversera.

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  • Se mettre vraiment au vert

    Malgré les progrès réels des politiques et des législations vertes, les pays de l'OCDE auront du mal à tenir leurs grands engagements et objectifs environnementaux. Plusieurs raisons expliquent cet écart entre les intentions et les faits. Le respect des exigences environnementales est rarement - sinon jamais - absolu. Fixer le degré d'exigence souhaitable peut être difficile, et en déceler les manquements, puis les sanctionner, s'avérer complexe et coûteux. De plus, les institutions qui veillent au respect des réglementations environnementales doivent être indépendantes et capables de résister aux pressions politiques et à la corruption.

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    Signes avant-coureurs ?

    La productivité avait commencé à chuter dans les pays de l'OCDE quelques années avant l'éclatement de la crise financière. Selon des statistiques récentes de l'OCDE, ce recul révèle plusieurs choses.

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  • © David Rooney

    Marchés financiers : de vrais bénéfices ?

    Les banques et les entreprises d'investissement ne sont pas que de simples entreprises financières. Elles détiennent et gèrent des actifs (produits de retraite, par exemple) au nom de particuliers, d'entreprises ou de gouvernements. Leur rôle est donc également un rôle de fiduciaire, fondé sur la confiance. Pourquoi leurs services n'ont-ils pas vraiment bénéficié à leurs supposés bénéficiaires ?

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    Nucléaire restreint

    Tandis que le changement climatique oblige les gouvernements à s'intéresser de nouveau à l'énergie nucléaire, la plupart des pays ont réduit leurs financements dans la recherchedéveloppement nucléaire.

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  • Mari Kiviniemi, Ministre finlandaise des collectivités publiques et des collectivités locales ©Gouvernement finlandais

    Table ronde sur les politiques régionales

    La crise économique touche des familles et des communautés dans le monde entier. Les régions étant les premières concernées, les politiques régionales peuvent jouer un grand rôle dans la recherche de solutions.

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  • Balance courante américaine : s’attaquer au déficit

    Peu de questions économiques ont récemment posé autant de problèmes aux autorités et aux économistes que le déficit des paiements courants des États-Unis. Certains redoutent qu’il ne représente une bombe à retardement pour l’économie mondiale. Dernièrement, une thèse bien différente a émergé, ramenant le déficit à un mirage sans réelle gravité. Les experts les plus sérieux conviennent cependant que la situation actuelle n’est pas viable. D’où vient ce déficit ? Pourquoi pose-t-il un problème et comment faut-il le traiter ?

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  • ©Sabine Weiss/OECD

    Un homme de grand intérêt

    Alan Greenspan, qui a quitté la présidence de la Réserve fédérale des États-Unis le 31 janvier 2006, est bien connu de l’OCDE depuis longtemps. En tant que président du Conseil des Conseillers économiques (Council of Economic Advisers) de la Maison Blanche entre 1974 et 1977, il a joué un rôle déterminant au Comité de politique économique de l’OCDE en 1975 et 1976 (voir photo).

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  • S’évaluer sans relâche

    Pour tirer le meilleur parti possible des progrès nationaux et renforcer les mécanismes de responsabilité au XXIe siècle, nous devrons conjuguer réflexion et action.

    (1724 mots)
  • Balance commerciale

    Pourquoi les consommateurs des États- Unis consacrent-ils une part plus importante de leurs revenus à l'achat de produits importés que les étrangers n'en consacrent à l'achat de produits américains ?

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  • S’évaluer sans relâche

    Pour tirer le meilleur parti possible des progrès nationaux et renforcer les mécanismes de responsabilité au XXIe siècle, nous devrons conjuguer réflexion et action.

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  • Balance commerciale

    Pourquoi les consommateurs des États- Unis consacrent-ils une part plus importante de leurs revenus à l'achat de produits importés que les étrangers n'en consacrent à l'achat de produits américains ?

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