©REUTERS/Mark Wessels
Perspectives africaines
Avant la récession mondiale, la plupart des pays africains connaissaient enfin une forte expansion. Un rebond est-il possible ?
(1170 mots)
©Mark Blinch/Reuters
Monnaie en réserve
Les « droits de tirage spéciaux », une quasi-monnaie méconnue, sont une ressource importante pour les pays en développement, et la possibilité d’en faire une monnaie de réserve internationale est aujourd’hui envisagée.
(1536 mots)Gênant ou génial ?
Les cultures génétiquement modifiées sont une menace pour la sécurité alimentaire, et non une solution à la crise alimentaire. Le génie génétique n’améliore pas les rendements, et les OGM se sont montrés très sensibles aux changements brutaux de température.
(334 mots)
REUTERS/Handout
Au Brésil, des vies meilleures
Grâce à sa croissance économique, le Brésil a connu des bouleversements considérables pendant la dernière décennie. Les inégalités sociales ont régressé et le revenu est aujourd’hui plus équitablement réparti. Ces modifications concrètes se traduisent par un regain de confiance de la population brésilienne. La demande est plus forte et les priorités ont changé, ce qui a conduit à des modifications au sein du gouvernement ainsi que dans le secteur privé.
(845 mots)
© Christian Charisius/Reuters
Exprimer le bonheur
Renforcer la participation des citoyens aux décisions politiques, tel est l’un des objectifs des nouveaux indicateurs de bienêtre, élaborés pour pallier aux insuffisances du PIB.
(1129 mots)
Reuters/Finbarr O'Reilly
Ne plus mourir pour des minerais
L’OCDE coopère avec des gouvernements et des entreprises pour lutter contre l’exploitation illégale de minerais qui alimente des conflits armés. L’organisation a publié un Guide approuvé par plusieurs pays africains. Sa mise en oeuvre donne des signes encourageants.
(1689 mots)L’Afrique : une source de croissance pour le XXIème siècle ?
L’Afrique décolle-t-elle enfin ? Certains signes sont prometteurs. Riche de ressources naturelles et de plus d’un milliard d’habitants, le continent a connu cinq années successives de croissance économique de plus de 5 % en moyenne entre 2004 et 2008.
(1173 mots)
Le parcours de l’aide au développement
Au cours des 50 dernières années, le monde a connu des progrès inégalés en termes de bien-être. Mais ceux-ci ont été inégaux, et les indicateurs de progrès peuvent masquer des chiffres absolus médiocres.
(856 mots)
Gouvernement sud-africain
Fiscalité en Afrique : une ère nouvelle
Le Forum sur l’administration fiscale en Afrique (ATAF) est une étape décisive sur la voie d’une plus grande autonomie, d’une croissance renforcée et d’un développement social accru des pays du continent.
(1468 mots)L’investissement au service du développement
Un nouveau dispositif est mis en place pour aider les gouvernements à attirer les investissements et à en bénéficier. Quel est son fonctionnement ?
(1503 mots)Résoudre la crise alimentaire
Mettre un terme à la faim et à la malnutrition, et plus généralement garantir la sécurité alimentaire mondiale, constitue l’un des problèmes les plus insolubles de l’humanité. Si de nombreux pays autrefois pauvres se développent rapidement aujourd’hui, l’atteinte du premier objectif du Millénaire pour le développement, à savoir diviser par deux la proportion de la population souffrant de la faim au cours de la période 1990-2015, est peu probable. La malnutrition a globalement reculé, mais cette évolution s’est ralentie et les chiffres restent élevés en valeur absolue. En outre, certains pays – principalement en Afrique et en Asie de l’Est – n’ont enregistré aucune amélioration.
La force des foules
Le crowdsourcing est un moyen d’agréger les forces d’une multitude de personnes pour accomplir des tâches complexes telles que le financement d’un film ou le séquençage de l’ADN. Au cœur de ce mode d’action : la confiance – non pas une confiance béate envers les grandes institutions, mais une confiance interpersonnelle. Un phénomène en plein essor, y compris dans le domaine du développement international.
©Yannis Behrakis/Reuters
Sécurité alimentaire: Remettre les enjeux sur la table
Que faire dans les années qui viennent pour assurer la sécurité alimentaire ? Voici certaines pistes qui, selon Action contre la Faim, pourraient favoriser un accès sécurisé à l’alimentation pour tous.
(1235 mots)
Fiscalité et développement
Relever le défi de la mise en place de systèmes fiscaux efficaces dans les pays en développement nécessite une coopération internationale entre les pays avancés et en développement, les organisations internationales, les entreprises et la société civile.
(837 mots)Après la Coupe
L’organisation de la Coupe du monde en Afrique du Sud fait écho à la transformation qu’a vécue le pays depuis le régime d’apartheid dans les années 1990. Cela dit, la pauvreté persiste : quelque 54 % des Sud-Africains sont pauvres, c’est-à-dire qu’ils vivent avec 4 dollars par jour ou moins, d’après la définition nationale de la pauvreté.
(303 mots)Le nouveau pragmatisme de l’Amérique latine*
La croissance et une stabilité sans précédent se sont installées dans quelques grands pays d’Amérique latine. Les raisons en sont plus originales qu’il n’y paraît.
(1731 mots)Décollage africain ?
L’Afrique prend-elle réellement un nouveau départ (n°249, mai 2005) ? Vous évoquez les conflits, mais comment pouvons-nous contribuer à empêcher les désastres humanitaires annoncés, comme celui qui semble inévitable au Darfour?
(389 mots)
Au pied du mur? Nguyen Huy Kham/Reuters
L'Asie après la crise : protection sociale et croissance inclusive
Les gouvernements des pays asiatiques ont réagi à la crise mondiale en renforçant leurs politiques sociales. L’économie devrait en bénéficier.
(1073 mots)
Hommage à Kim Dae-jung
L'adhésion de la Corée à l'OCDE en 1996 a marqué une étape importante dans la mondialisation de l'organisation. C'est le seul pays asiatique à avoir rejoint l'OCDE après le Japon en 1964. Son adhésion a également entériné la reconnaissance des exceptionnels progrès économiques, sociaux et politiques de la Corée au cours décennies précédentes, se relevant des décombres de la guerre pour devenir une puissance économique mondiale et une démocratie à part entière.
Peu d'hommes ont autant contribué au succès de la Corée que le Président Kim Dae-jung, décédé en août. Il s'est courageusement battu pour la démocratie, les droits de l'homme, et pour l'unification avec la Corée du Nord, qu'il souhaitait ardemment. Recevant le Prix Nobel de la paix en 2000, Kim Dae-jung rappelait : « Par cinq fois j'ai failli mourir entre les mains de dictateurs, j'ai connu six années de prison, et j'ai été assigné à résidence, contraint à l'exil ou constamment surveillé pendant 40 ans. » C'est jusqu'à présent le seul Coréen à avoir obtenu un prix Nobel.
Après s'y être plusieurs fois porté candidat, Kim Dae-jung a été élu à la présidence de la Corée en décembre 1997. C'était la première transition entre le parti au pouvoir et le parti d'opposition de l'histoire coréenne moderne. Celle-ci s'embourbait alors dans une grave crise financière. Kim Dae-jung sauva brillamment son pays de la faillite grâce à une gestion exemplaire de la crise, l'adoption de réformes structurelles et le renforcement des institutions démocratiques.
Kim Dae-jung était très attentif aux conseils de l'OCDE sur les politiques structurelles nécessaires pour remettre la Corée sur la voie d'un développement rapide, et invita plusieurs fois à la Maison bleue le Secrétaire général de l'époque, Donald Johnston, dans ce but. Il lança ainsi un ambitieux programme de réformes structurelles sur le gouvernement d'entreprise, le contrôle des marchés financiers, l'investissement direct étranger, la réforme de la réglementation, la lutte contre la corruption et les privatisations. Après une grave crise en 1998, l'économie coréenne rebondit en 1999 et retrouva la voie d'un développement rapide. Kim Dae-jung, dont on se souviendra comme le « président de la paix et de la démocratie », est aussi l'homme qui sauva son pays de la crise économique.
Après la fin de son mandat, en 2003, j'eus le grand honneur de rencontrer Kim Dae-jung chez lui à Séoul, avec M. Johnston. Je garde un souvenir ému de son aura sereine, de la paix de sa demeure et de sa magnifique collection d'orchidées. Invité par M. Johnston comme intervenant principal au Forum de l'OCDE de 2004, Kim Dae-jung accepta sans hésiter.
Dans le discours qu'il prononça au Forum, il évoqua son rêve d'unifier les deux Corée et ses efforts pour y parvenir lors de sa brillante présidence. C'était un rappel poignant pour le public largement européen que, si la Guerre froide était finie en Europe, l'Asie de l'Est ne connaissait toujours pas la paix.
Kim Dae-jung, citoyen remarquable d'un pays remarquable, n'était autre que l'un des grands architectes de l'histoire du monde contemporain.
Kim Dae-jung, né le 3 décembre 1925, est décédé le 18 août 2009.
Son discours à l'OCDE est disponible sur www.oecd.org/forum2004-fr et sur la version en ligne de cet article, sur www.observateurocde.org.(548 mots)
David Rooney
Combattre la pauvreté au travail
En temps de crise économique et de forte hausse du chômage, doit-on s'estimer heureux d'avoir un travail, quel qu'il soit ? Cela ne suffit pas toujours.
(965 mots)
Être chômeur en 2009
« Être au chômage, c'est frustrant, dévalorisant et, à ce stade, effrayant. » Pour qui doute des effets dévastateurs du chômage, les témoignages recueillis par une enquête récente du John J. Heldrich Center for Workforce Development, de l'Université Rutgers aux États-Unis, seront éclairants. Le centre a interrogé 1 100 américains de plus de 18 ans, au chômage et à la recherche d'un emploi au cours des 12 derniers mois, en août 2009. Le résultat ? « L'angoisse du chômage », un bilan aux chiffres et aux mots révélateurs.
53 % des personnes interrogées estiment que l'économie américaine connaît actuellement des « mutations fondamentales qui vont durer ». « Les journaux annoncent que les baby boomers comme moi devront travailler plus longtemps, précise l'une d'entre elles, d'autant que beaucoup d'entre nous ont perdu la moitié, si ce n'est plus, de la valeur de leurs fonds de pension. Mais qu'on m'explique comment je pourrais travailler quelques années de plus alors que je n'arrive même pas à décrocher un entretien d'embauche ! »
Sur les 56 % qui ont déclaré ne pas avoir perçu de prestations de chômage publiques au cours des 12 derniers mois, 48 % ont indiqué qu'ils ne remplissaient pas les conditions requises pour en bénéficier. Parmi les chômeurs interrogés, 60 % ont déclaré qu'ils n'avaient pas reçu de préavis de licenciement. Et 27 % ont été prévenus un mois à l'avance ou moins. Pas étonnant, dans ces conditions, que 51 % des sondés estiment qu'il appartient aux pouvoirs publics d'aider les chômeurs. Par comparaison, 17 % estiment que cette responsabilité incombe à l'employeur, et 33 % estiment que c'est aux travailleurs eux mêmes de se prendre en charge.
Notons que 76 % des sondés évoquent le « profond impact » qu'a eu la situation économique sur leur famille. « Bien sûr, je reçois des bons d'alimentation, explique l'un d'eux, mais cela ne m'empêche pas de restreindre les courses au minimum, ce qui exclut la lessive pour mes vêtements, sans parler d'acheter de nouveaux vêtements pour me présenter à un éventuel entretien d'embauche. »
Sur les 43 % de bénéficiaires d'allocations chômage, 83 % ont déclaré qu'ils craignaient «un peu » ou « fortement » que les allocations ne cessent avant qu'elles n'aient retrouvé un emploi.
« Le manque de revenu et l'absence de couverture maladie sont déjà douloureux, mais c'est le fait de ne pouvoir répondre aux besoins de mon couple qui me détruit psychologiquement, » explique un sondé.
Parmi les personnes contactées, 70 % ont déclaré qu'elles avaient remis à plus tard l'amélioration de leur logement ou leurs projets de vacances ; 63 % ont déclaré qu'elles avaient utilisé l'épargne destinée à leur retraite ou autre pour répondre à des besoins immédiats ; et 56 % ont déclaré qu'elles avaient emprunté de l'argent à leurs proches ou à des amis. Plus de 60 % des sondés ont affirmé souffrir de troubles du sommeil ou de fatigue physique ou morale. 58 % ont déclaré que leurs relations familiales étaient devenues tendues, et 52 % qu'ils évitaient les événements amicaux ou sociaux.
L'enquête de l'Université Rutgers dessine un tableau sombre, mais pas désespéré. Si 77 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles s'étaient senties « stressées » et 68 % « déprimées » en raison de leur situation, 66 % se sont déclarées « impatientes de prendre un nouveau départ. » MA(581 mots)
La crise et au-delà
Cette année, la Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des ministres, temps fort de l'agenda de l'organisation, s'est tenu dans une période de crise économique et financière sans précédent depuis des décennies.
« Il s'agit d'opérer un changement radical d'orientation des politiques, » a déclaré sans ambages le Premier ministre coréen Han Seung-soo, président de la Réunion ministérielle 2009, à propos d'une déclaration sur la croissance verte signée par les 30 pays de l'OCDE plus le Chili, l'Estonie, Israël et la Slovénie. Cette déclaration charge l'OCDE d'élaborer une Stratégie pour la croissance verte en intégrant les aspects économiques, environnementaux, technologiques, financiers et le développement. Un premier rapport sera présenté à la prochaine Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des Ministres, en 2010.
Les ministres de 40 pays*, représentant 80 % de l'économie mondiale, ont participé à la réunion ministérielle pour débattre des moyens de rétablir la stabilité financière et une croissance viable à long terme. Le communiqué ministériel a abordé de nombreux sujets.** Convenant que des années de croissance mondiale déséquilibrée et de défaillances majeures du secteur financier, de la réglementation et du contrôle ont été des causes fondamentales de la crise, les ministres se sont dits déterminés à « mettre en oeuvre des réformes de nature à améliorer l'efficacité de la réglementation et à aider à prévenir de nouvelles crises financières. »
Évoquant les initiatives résolues en ce sens des gouvernements et des organes internationaux, les ministres ont souligné la nécessité qu'« une reprise équilibrée et durable » serve les populations en traitant « les dimensions sociales et humaines de la crise. »
Entretemps, « des réformes structurelles qui accroissent la flexibilité et la productivité de nos économies (...) seront essentielles pour remédier à la détérioration de nos budgets publics et au recul du niveau de vie provoqués par la crise », ont indiqué les ministres. Dans cette optique, la Stratégie pour l'innovation de l'OCDE, prévue pour 2010, « constituera une source importante d'orientations visant à stimuler la productivité, la compétitivité et la croissance. »
Les ministres ont souligné l'importance du développement pour une économie mondiale plus forte et plus équitable, et de prendre des mesures pour « atténuer les répercussions de la récession actuelle sur les pauvres et les personnes vulnérables dans le monde. » Ils ont réaffirmé leurs engagements sur le volume et l'efficacité de l'aide, la cohérence des politiques et le financement.
Concernant les échanges, les ministres ont appelé l'OCDE, en coopération avec l'OMC, à continuer de promouvoir une aide efficace pour le commerce au profit des pays en développement. Ils ont réaffirmé leur détermination à résister au protectionnisme, la liberté des échanges et des investissements étant essentielle à une croissance économique viable, en particulier pour des pays en développement.
Les ministres ont souligné l'urgence de conclure « un accord ambitieux, équilibré et complet » dans le cadre des négociations de Doha, et la nécessité, pour soutenir les échanges, que « des crédits à l'exportation, en particulier pour les marchés émergents et les pays en développement, soient disponibles. »
Ils ont affirmé leur ferme attachement « aux principes de probité, d'intégrité et de transparence » pour rétablir la confiance dans les marchés, et ont convenu de la nécessité d'élaborer un ensemble de normes et de processus communs concernant la conduite des entreprises et des établissements financiers internationaux.
Ils ont en outre appelé l'OCDE à intensifier ses travaux sur le gouvernement d'entreprise et la culture financière, et ont salué la mise à jour des Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales. Ils se sont également déclarés favorables à une action vigoureuse contre la corruption dans les transactions commerciales internationales, y compris grâce à la Convention anticorruption de l'OCDE.
Enfin, les ministres se sont félicités de l'adoption quasi-universelle des principes de transparence et d'échange effectif de renseignements fiscaux élaborés par l'OCDE, et ils ont salué le rôle de l'OCDE en la matière sur la scène internationale (voir En bref, page 5). RJC
Voir le communiqué complet sur www.oecd.org/forum2009-fr(792 mots)
©Reuters/Claro Cortes
Inégaux dans la croissance, inégaux dans la récession ?
Le fait que l’impact des récessions n’ait pas la même gravité selon les pays et les groupes sociaux dépend largement des politiques publiques. Les gouvernements prendront-ils leurs responsabilités ? De nouvelles initiatives sont nécessaires, et un nouveau rapport expose les grandes questions.
(1663 mots)Combattre la pauvreté
C’est par des politiques d’emploi actives que l’on combat la pauvreté et l’exclusion. C’est aussi par l’action publique.
(1852 mots)Budgets restreints, aide en baisse
L’aide publique au développement (APD) provenant des principaux donneurs de la zone OCDE a été réduite de près de 3 % en 2011, inversant une tendance ancienne marquée par des augmentations annuelles : de 2000 à 2010, l’aide a été constamment accrue (+63 % entre 2000 et 2010, année où elle a connu un pic).
(309 mots)
© Reuters Staff/Reuters
La vraie crise économique, c’est la faim
À l’échelle de la planète, environ un milliard d’individus souffrent de la faim et, avec la persistance de la crise économique, la course à la croissance risque d’aggraver les choses.
(990 mots)
©Nir Elias/Reuters
Cohésion sociale : des slogans aux actes
« Que quelques-uns s’enrichissent d’abord », disait Deng Xiaoping. Pourtant, au printemps 2011, les autorités de la ville de Pékin ont interdit des affiches publicitaires vantant des produits de luxe, au motif qu’elles risquaient de créer « un environnement politiquement malsain ».
(1132 mots)
©Reuters/Stringer Shanghai
Ouvrir les vannes du dévéloppement
Faire appel au bon sens et aux bons acteurs contribuerait à débloquer les investissements dans le secteur de l’eau, particulièrement cruciaux pour les pays en développement.
(1667 mots)
©REUTERS/Kacper Pempel
Développement : le monde change, l’économie aussi
En 2008, l’économiste chinois Justin Yifu Lin est devenu le premier Économiste en chef de la Banque mondiale issu d’un pays en développement. M. Lin y est l’inventeur du concept de « nouvelle économie structurelle », qui vise à trouver un juste équilibre entre le rôle du marché et celui de l’État dans les économies des pays en développement.
(1558 mots)
Objectif aide
Les meilleures intentions du monde ne suffiront pas à raviver l’espoir d’atteindre pleinement les Objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015. Car la crise est passée par là. Il ne reste que cinq ans avant la date-butoir, et Coopération pour le développement: rapport 2010 signale les probables diminutions d’aide prévues en 2010, en comparaison avec les engagements pris en 2005 aux sommets du G8 de Gleneagles et du Millénaire +5 de l’ONU.
(335 mots)En bref
Une adhésion qui marque un tournant; Alléger la pression fiscale; Économie; Haïti; Investissement; Aide et climat; Verbatim; Nouvel Économiste en chef
(1509 mots)
©David Rooney
Prix de transfert : un défi pour les pays en développement
Aujourd’hui, la plupart des débats sur la fiscalité et les pays en développement portent sur la fuite des recettes fiscales vers les paradis fiscaux offshore. Mais les pays en développement doivent aussi être attentifs à la question des prix de transfert. Ils éviteraient ainsi des pertes fiscales au niveau des transactions transnationales effectuées par les multinationales. Explication.
(1964 mots)
©David Rooney
Un nouveau contrat social ?
La façade du bâtiment de l’Internal Revenue Service à Washington DC arbore une citation du poète, auteur et juge américain, Oliver Wendell Holmes : « Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée ». C’est la perspective d’améliorer la gouvernance par le biais des recettes publiques qui est importante pour la société civile, et chacun a son rôle à jouer.
(771 mots)
©David Rooney
La fiscalité, levier de développement
Réformer les systèmes fiscaux peut favoriser le développement en renforçant l’autonomie des gouvernements. Cela peut aussi susciter des réformes plus vastes.
(1169 mots)Les défis à venir
L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.
(932 mots)Aux prises avec les prix alimentaires
Un système de réserve de céréales à trois niveaux pourrait protéger les pays pauvres contre l'instabilité et les flambées des prix alimentaires, et aiderait à répondre aux crises alimentaires.
(1385 mots)
Travailleurs de l'ombre?
Les travailleurs informels ont beaucoup souffert de la crise, notamment dans les pays en développement. Il faut être particulièrement attentif à leurs besoins.
À l'heure où les responsables du G20 et les ministres de l'emploi de l'OCDE partent à l'assaut du chômage, qui s'aggrave dans tous les pays du monde, il est urgent de tenir compte des pays en développement. Selon les prévisions centrales de l'OIT pour 2009, le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté de 39 millions. Mais pour les pays en développement en particulier, le chômage n'est qu'un aspect du problème. Ces pays abritent aussi beaucoup de travailleurs informels, dépourvus de toute protection sociale ou juridique, et très mal rémunérés. Ces travailleurs, leurs familles et les communautés auxquelles ils appartiennent sont également exposés à toutes sortes de risques sanitaires et sécuritaires.
La crise a conduit à une augmentation considérable de l'emploi informel et à de fortes baisses de revenus dans ce secteur. Les moyens de subsistance de centaines de millions de travailleurs sont menacés. Dans les pays en développement notamment, une crise de l'emploi peut rapidement devenir une crise de la pauvreté. Faire la politique de l'autruche aurait des conséquences dramatiques.
L'emploi informel atteint déjà des niveaux records à l'échelle mondiale : d'après le centre de Développement de l'OCDE, 1,8 milliard de personnes travaillent sans véritable contrat de travail ni couverture sociale, soit plus de la moitié de la population active mondiale. De même, des millions de travailleurs informels sont très proches des seuils de pauvreté. Il est clair que les travailleurs informels sont particulièrement touchés par la crise économique mondiale. Lorsque la demande diminue, ce sont les premiers à être écartés ou à voir leurs « affaires », souvent microscopiques, péricliter. Plus on est au bas de la pyramide sociale, plus on souffre. Par exemple, le prix que les chiffonniers d'Ahmedabad (Inde) obtiennent pour les journaux, les clous et les vis usagés qu'ils récupèrent a diminué de moitié entre octobre 2008 et janvier 2009.
La proportion de travailleurs informels devrait s'accroître dans les années à venir. Avant la crise, on estimait que pas moins des deux tiers de la population active mondiale seraient informels d'ici à 2020. Mais les destructions d'emplois dues à la crise, et l'accroissement du nombre de migrants dans le secteur informel, pourraient conduire la situation à s'aggraver. Comme pour les pays de l'OCDE, le retour de la croissance dans les pays en développement est une étape nécessaire mais insuffisante pour inverser la tendance.
Même dans les périodes de forte croissance, l'emploi informel s'est accru dans beaucoup de pays en développement. En Inde, alors que l'économie a progressé de plus de 5 % par an tout au long de la dernière décennie, environ 370 millions de personnes - soit 9 employés sur 10 - n'ont toujours pas de couverture sociale.
Que peuvent faire les responsables politiques ? Le travail informel est souvent le seul moyen pour les pauvres d'entrer sur le marché du travail. L'enjeu est de donner à ces travailleurs les moyens de passer à des emplois de meilleure qualité, plus sûrs et plus productifs. L'ancienne approche, qui consistait en une « formalisation » forcée de l'économie informelle, ne marche pas et devrait être abandonnée, au profit d'approches visant à créer plus d'emplois et de meilleure qualité dans les secteurs formels et informels. On multiplierait ainsi les passerelles entre les deux secteurs, en mobilisant les atouts et les caractéristiques du secteur informel et en remédiant à ses faiblesses et à ses vulnérabilités.
Prenons la formation et les compétences, par exemple. Bien qu'un grand nombre de travailleurs dits informels soient considérés comme non qualifiés, beaucoup ont en fait des compétences solides. Améliorer la qualité et l'offre de formation pour mieux tirer parti de ces compétences est non seulement bénéfique aux populations les plus pauvres, cela peut en outre contribuer à améliorer la qualité des emplois « formels » eux-mêmes. Cela passe par l'élargissement de l'accès à la formation et des possibilités d'apprentissage. Des pays comme le Bénin, le Ghana et le Mali modernisent leurs systèmes d'apprentissage et délivrent des certificats attestant des compétences acquises par les travailleurs informels.
Des mécanismes sont aussi mis en place pour soutenir plus efficacement les petits et les micro-entrepreneurs, très nombreux dans le secteur informel, et pour améliorer leur potentiel entrepreneurial. Le microcrédit, par exemple, devrait les encourager à développer et à consolider leurs entreprises. Les micro-prêteurs se multiplient, du Bangladesh à l'Ouganda en passant par la Bolivie, ce qui montre que les micro-entrepreneurs informels peuvent générer suffisamment de valeur ajoutée pour rembourser les crédits et s'assurer un revenu.
Au-delà de la formation et du crédit, certaines mesures simples peuvent stabiliser les travailleurs informels et favoriser leur « formalisation ». Par exemple, Singapour réserve aux petits restaurateurs ambulants certains espaces, et leur donne accès à l'eau, à certains services de collecte des déchets et à des services de base, comme la simplification de leur enregistrement. Bien entendu, la formalisation ne peut fonctionner que si les décideurs la rendent attractive, par exemple en améliorant les services publics, en renforçant les tribunaux, en facilitant l'accès au crédit et en allégeant le coût du respect des obligations fiscales. En bref, ils doivent s'assurer que le passage au secteur formel soit avantageux pour les travailleurs.
Même sans aller jusqu'à formaliser le secteur informel, les autorités peuvent réduire de plusieurs manières la pauvreté et la vulnérabilité des travailleurs de ce secteur. Beaucoup de pays, dans lesquels les systèmes de sécurité sociale financés par les prélèvements sur les salaires ne couvrent qu'une petite fraction de la population, ont néanmoins les moyens d'instaurer l'accès universel aux soins de santé de base ou à l'assurance-vieillesse. La Thaïlande, par exemple, a élargi à 14 millions de personnes la couverture santé en une dizaine d'années. Ces mesures peuvent renforcer les autres initiatives contre la pauvreté, comme les programmes de travaux publics, les systèmes de garantie de l'emploi ou les transferts d'argent conditionnels.
Une reprise sera indispensable pour inverser la tendance à la hausse du chômage et consolider la situation de dizaines de millions de travailleurs qualifiés sur le marché du travail. Le redressement de l'activité fournira l'occasion de tirer parti des compétences de centaines de millions de travailleurs informels, et de doper la croissance grâce à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Répondre aux défis du secteur informel exigera un effort majeur des gouvernements des pays en développement. Pour les y aider, les pays développés doivent respecter leurs engagements d'augmenter l'aide, et encourager le commerce et l'investissement. Pas facile en temps de crise, mais la contrepartie pour tous les pays, riches comme pauvres, sera une économie mondiale plus efficace et solidaire, et un recul de la pauvreté.(1150 mots)
©Str Old/Reuters
Remettre la sécurité alimentaire sur la table
En pleine crise financière et économique mondiale, les bonnes intentions des gouvernements et des donneurs - assurer la sécurité alimentaire à long terme pour tous - risquent de fondre comme neige au soleil.
(1041 mots)
©Zohra Bensemra/Reuters
Regard sur l'Afrique
L'Afrique n'est pas à l'origine de la crise économique, mais elle en subira les conséquences. Quelles sont les perspectives pour le continent ?
(1373 mots)Développement trop lent
Il ne reste plus que six ans avant que les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés par la communauté internationale n'arrivent à échéance. Or, selon plusieurs rapports, aucun des pays d'Afrique subsaharienne n'atteindra ces objectifs en 2015.
(297 mots)
Aide au développement : l’enjeu du financement
L'aide au développement a atteint un nouveau record en 2008. En temps de crise, c'est une bonne nouvelle, mais comment maintenir cette tendance ?
(1069 mots)Pour une aide plus efficace
Les conférences internationales sont bien connues pour leurs promesses et leurs engagements, mais à Accra, donneurs et bénéficiaires de l’aide se sont peut-être enfin décidés à passer des paroles aux actes.
(1833 mots)
Rééquilibrer la richesse des Etats
Les marchés émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont de plus en plus considérés comme des acteurs centraux sur les marchés mondiaux. Ce “rééquilibrage” peut-il continuer malgré la crise actuelle ?
(1420 mots)Éco-innovation, action publique et mondialisation
L’investissement dans les technologies propres peut contribuer à atteindre un large éventail d’objectifs environnementaux, de l’atténuation du changement climatique à la maîtrise de la pollution de l’air et de l’eau, en passant par l’optimisation de l’exploitation des ressources en général.
(1006 mots)Droits devant
Jannat Bibi, qui vit dans un village au sud du Pakistan, a été fiancée à trois ans. Son histoire aurait dû s’arrêter là. Mais à 16 ans, Jannat a participé au Girl Child Project, une initiative de l’UNICEF et de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC), dont les travailleurs l’ont encouragée à ne pas se révolter contre sa famille, mais à la convaincre de soutenir ses choix personnels.
(420 mots)
Comment faire fonctionner les partenariats
Imaginez qu’il existe une noix qui puisse sauver des milliers d’habitants des pays pauvres de la famine. Imaginez que cette noix permette de nourrir un enfant pendant un mois pour une vingtaine de dollars, à peu près comme le lait thérapeutique, mais qu’à la différence des autres aliments thérapeutiques, celui-ci ne nécessite pas de préparation, soit emballé, se conserve une fois ouvert, se transporte facilement et puisse être distribué directement aux familles.
(1908 mots)Aide : à flots ?
Il y a trois ans, à la veille du troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto, nous écrivions qu’il était possible de réaliser l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) de réduire de moitié la population dépourvue d’accès à l’eau potable d’ici à 2015, quoique difficile, surtout dans un contexte marqué par la stabilisation voire le recul de l’aide bilatérale au développement de la part des pays de l’OCDE. La situation s’est-elle améliorée depuis ? Il y a des signes encourageants, mais pas là où ils auraient été le plus nécessaires.
(874 mots)L'aide en question
Depuis le désastre du tsunami, le financement du développement fait l'objet d'un contrôle de plus en plus rigoureux. Aussi le rapport sur la coopération pour le développement arrive-t-il à point nommé.
(509 mots)
- Redéfinir l’aide publique au développement
- L’humain avant tout
- Emploi des femmes : l’expérience norvégienne
- La Nouvelle frontière de la performance
- Pour un marché du travail inclusif
- La confiance est entre les mains des citoyens
- Pour une finance digne de confiance
- Les ingrédients de la confiance
- L’art de gouverner et la révolution de l’information
- Gérer l’information et les communications dans un...


