- Slovénie : faible rebond
Bien que la Slovénie soit déjà sortie de la récession au deuxième trimestre de 2009, le déclin précipité des deux trimestres précédents fut assez sévère pour engendrer une chute du résultat en glissement annuel proche de 8 % en 2009. Un faible rebond, imputable à la demande extérieure, a eu lieu, et on s’attend à ce qu’il continue en 2010, avant que la croissance ne gagne en solidité en 2011 grâce au renforcement des investissements. Un écart de production négatif et un chômage élevé devraient contribuer à maintenir une inflation modérée.
Après la forte relance budgétaire de 2009, la politique budgétaire devrait se resserrer en 2010 et 2011 pour des raisons d’assainissement. Une nouvelle réforme des régimes de retraite devrait stimuler cet assainissement budgétaire, alors que les réformes visant à accroître la flexibilité des marchés du travail devraient contribuer à accélérer la reprise de l’emploi.(152 mots) - Israël : allègements fiscaux inopportuns
Quoique faible, la croissance positive du deuxième trimestre de 2009 a marqué le début de la reprise. Les anticipations concernant des hausses de la fiscalité indirecte ont suscité une poussée des ventes automobiles, et les dépenses de l’État ont augmenté rapidement en raison de l’abandon d’une politique restrictive à cet égard. Les taux de croissance de la consommation de biens non durables, de l’investissement et des exportations sont tous redevenus positifs. L’activité économique devrait se ressaisir tout au long de la période considérée. Les pressions inflationnistes sous-jacentes resteront probablement modérées, mais les risques de divergence par rapport à ce scénario s’accroissent. Le dernier budget de l’État limitait la hausse du déficit, mais s’appuyait de manière excessive sur des mesures de court terme pour atteindre les objectifs de déficit et de dépenses, et les allègements fiscaux prévus pour les personnes morales et physiques en 2010 sont inopportuns. La Banque d’Israël a précocement adopté une position moins expansionniste, mais la persistance de ses interventions sur le marché des changes risque de créer des pressions inflationnistes supplémentaires et de détériorer la crédibilité et la cohérence de l’action publique.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(194 mots) - Indonésie : la croissance par la consommation
Le deuxième et le troisième trimestre de 2009 ont vu la croissance du PIB se reprendre nettement, grâce principalement à la consommation privée. L’investissement, ayant rebondi fortement au cours du troisième trimestre, continue de pâtir d’une insuffisance de crédit. Les exportations croissent plus vite que les importations, soutenant l’excédent commercial et l’excédent des opérations courantes. L’inflation a affiché un recul rapide au premier semestre. L’activité devrait s’accélérer quelque peu à la faveur d’une hausse des investissements et d’un assouplissement des conditions de crédit. Le cycle d’assouplissement des conditions monétaires s’est terminé en septembre. Les baisses des taux d’intérêt et les mesures de renforcement des liquidités prises plus tôt dans l’année en réaction à la crise mondiale ont allégé la pression exercée sur le marché interbancaire. La mise en oeuvre du plan de relance budgétaire est retardée par des insuffisances de capacités de production. Il ne serait cependant pas souhaitable, puisque la reprise semble avoir véritablement commencé, d’assouplir davantage la politique budgétaire.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(170 mots) - Estonie : maintenir une politique budgétaire stricte
Le PIB réel devrait chuter de 14,4 % cette année, pour se stabiliser à peu près en 2010 et se redresser en 2011, avec une croissance attendue de 3,9 %. Cette prévision dépend pour une large part de l’évolution des grands marchés tournés vers l’exportation, de la réaffectation des ressources à l’expansion des activités correspondantes et l’attrait que saura exercer le pays à l’égard de flux nouveaux d’IDE au profit du secteur des exportations lorsque la reprise s’installera. Le maintien de la caisse d’émission dans l’optique d’adopter l’euro dès que possible reste l’objectif premier de la politique économique. Il faudra, pour satisfaire au critère de Maastricht plafonnant le déficit public à 3 % du PIB, conserver une politique budgétaire très stricte. Les évaluations externes de la crédibilité des politiques économiques de l’Estonie, et notamment de ses perspectives d’adhésion à l’euro, seront aussi décisives pour les flux d’investissement direct étranger et les coûts du crédit.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(163 mots) - Chili : accélération progressive de la croissance
Petite économie ouverte fortement dépendante de ses exportations minières et agricoles, le Chili a été lourdement frappé par l’effondrement des échanges mondiaux et des prix des produits de base. La production a fortement reculé, et la croissance annuelle moyenne devrait être négative en 2009. Toutefois, une bonne partie de la baisse des prix du cuivre observée jusqu’à la fin de 2008 a été annulée, et le milieu d’année a marqué le creux de la vague de l’activité, grâce à des mesures substantielles de relance macroéconomique. La croissance devrait s’accélérer progressivement tout au long de 2010 et atteindre en 2011 un taux supérieur au potentiel.
Sans tergiverser, la banque centrale a abaissé les taux d’intérêt de 775 points de base depuis le début de l’année, et pris quelques mesures non classiques lorsque les taux directeurs sont tombés en juillet à 0,5 %. Le ministère des Finances a mis en oeuvre sans délai un plan de relance budgétaire bien ciblé. Ces mesures devraient disparaître graduellement si, comme prévu, le Chili s’engage sur la voie du retour à une solide croissance.(184 mots) - Afrique du Sud : coupe du monde bénéfique
La croissance du PIB réel sera négative en 2009, mais devrait redevenir positive au quatrième trimestre et connaître au premier semestre de 2010 une accélération due en partie à la Coupe du monde de football. Grâce à un écart de production important et aux effets de l’appréciation passée du rand, l’inflation devrait revenir dans la fourchette visée en 2010. Le déficit de la balance courante s’atténuera cette année, mais devrait se creuser ensuite lorsque les importations distanceront les exportations.
La fragilité de la reprise devrait inciter à la mise en oeuvre de l’augmentation des dépenses publiques prévue pour 2010. Cette augmentation doit toutefois s’inscrire dans un cadre à moyen terme préservant la viabilité de la dette, qui obligera probablement les autorités, lors du retournement de conjoncture qui arrive, à restreindre nettement leurs dépenses. La récession et son cortège de déficits importants ont aussi rendu plus pressante la nécessité d’accroître l’efficience de la dépense publique.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(164 mots) - Fédération de Russie : recul de l'inflation
Après un fort rebond initial qui fait suite à la profonde récession de l’année dernière, le PIB réel devrait converger vers son potentiel. Le recul de l’inflation observé depuis le début de 2009 devrait se poursuivre dans les premiers mois de 2010, puis se tasser. L’excédent de la balance courante augmentera en 2010 du fait d’une amélioration des termes de l’échange, mais il diminuera en 2011 lorsque la forte croissance tendancielle des importations se rétablira. Les flux nets de capitaux privés devraient progresser, permettant ainsi la reconstitution de réserves.
Si la reprise pointe à l’horizon, l’ampleur de l’écart de production et la modération de l’inflation suggèrent de ne pas mettre fin trop rapidement aux mesures de relance. La politique budgétaire devrait veiller à éviter que l’enchaînement d’une forte augmentation des dépenses fin 2009 et d’une contraction de celles-ci en 2010 n’ait un effet destructeur sur la demande. Les mesures anticrise discriminatoires destinées à protéger les industries nationales sont contreproductives et devraient être annulées sans délai.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(175 mots) - Inde : dynamisme raffermi
L’économie indienne a relativement bien supporté la récession mondiale. Après un fort ralentissement fin 2008, la croissance a repris au premier semestre de 2009, et les indicateurs récents à fréquence élevée font apparaître un raffermissement de ce dynamisme. À court terme, la reprise actuelle ne sera que faiblement entravée par d’insuffisantes pluies de mousson. La croissance devrait dépasser 7 % en 2010, puis atteindre 7,5 % en 2011. L’inflation est à la hausse depuis la mi-2009 et devrait rester élevée au cours de la période considérée.
Compte tenu de la résurgence de pressions inflationnistes en tout début de reprise, les pouvoirs publics se trouvent confrontés au défi majeur que constitue le retrait en temps utile des mesures budgétaires et monétaires de relance. La tâche consistant à juguler un déficit budgétaire élevé qui s’est encore creusé en 2009 sera particulièrement ardue, étant donné à la fois l’ampleur de ce déficit et la permanence des hausses récentes de dépenses.(163 mots) - Chine : croissance vigoureuse
Grâce à une vaste relance monétaire et budgétaire, la Chine a retrouvé le chemin d’une vigoureuse croissance. Ce dynamisme s’est manifesté au deuxième trimestre ; la croissance annuelle du PIB devrait dépasser 8 % en 2009 et 10 % en 2010. La forte hausse de la demande intérieure qui résulte de la relance a attiré les importations, tandis que les exportations ont fait preuve de faiblesse et pourraient ne pas retrouver leur rythme antérieur à la crise. L’excédent de la balance courante devrait donc reculer fortement à quelque 5 % du PIB en 2010 avant de s’accroître légèrement en 2011, lorsque la croissance de la demande intérieure faiblira. Les pressions inflationnistes, quant à elles, resteront probablement modérées.
La relance budgétaire n’a pas mis en danger la viabilité des finances publiques. Nanties à la veille de la crise d’un excédent de taille et d’une dette publique nette négative, les autorités peuvent se permettre de maintenir un niveau élevé de dépenses. La composition de la dépense publique devrait toutefois être modifiée en faveur des services sociaux, notamment l’éducation, la santé et les retraites. À l’inverse, il faudra mettre un frein à l’expansion du crédit afin d’éviter une nouvelle accumulation de prêts de mauvaise qualité.(209 mots) - Brésil : solide rebond
Après avoir reculé pendant deux trimestres, le PIB a progressé au deuxième trimestre. L’activité a connu un solide rebond grâce à la résistance de la consommation privée et à la poursuite de la reprise de la production industrielle, qui s’était fortement contractée les mois précédents. Dans plusieurs secteurs manufacturiers, l’utilisation des capacités de production n’est plus très loin des niveaux antérieurs à la crise. La reprise de l’investissement ne s’est toutefois pas encore manifestée. La demande intérieure devrait connaître au dernier trimestre de 2009 et en 2010 une croissance vigoureuse soutenue par une combinaison de politique budgétaire et monétaire accommodante.
Le cycle d’assouplissement des conditions monétaires s’est interrompu en septembre après une baisse cumulée de 500 points de base du taux directeur en 12 mois. L’affaiblissement continu des résultats budgétaires est imputable à des facteurs conjoncturels, à la hausse inexorable des dépenses récurrentes – notamment de la masse salariale de l’administration centrale – et aux mesures discrétionnaires qui ont été prises en réponse à la crise mondiale. Il est donc peu probable que l’objectif budgétaire de fin d’année soit atteint. Il serait souhaitable de rapporter judicieusement les mesures de relance à compter de début 2010 si, comme escompté, la reprise se confirme.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(212 mots) - Turquie : redressement modéré
La production suit une trajectoire qui laisse prévoir en 2009 un déclin sans précédent de 6,5 % par rapport à l’année précédente. Cependant, après quatre trimestres de croissance négative, le deuxième trimestre de 2009 a été marqué par une reprise vigoureuse. L’inflation s’est repliée de 11,9 % en octobre 2008 à 5,3 % en septembre 2009, et le déficit de la balance des opérations courantes devrait passer de 5,5 % du PIB en 2008 à 2 % environ en 2009. Même s’il se redresse plus modérément sur le reste de l’année, le PIB devrait progresser, selon les prévisions, de 3,75 % en 2010 et 4,5 % en 2011.
Les responsables devraient se donner pour but de préserver le renforcement de la confiance des investisseurs, qui a permis un repli des primes de risque et des taux d’intérêt réels. Dans ce contexte, il est indispensable d’aller encore plus loin dans l’amélioration de la transparence budgétaire et de conforter la règle budgétaire par des mesures d’assainissement spécifiques. Des réformes structurelles de nature à doper la compétitivité du secteur des entreprises contribueraient à améliorer la performance de l’économie pendant la phase de reprise.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(199 mots) - Suisse : risque déflationniste
La croissance devrait se rétablir à compter de la fin de 2009, grâce à une augmentation de la demande chez les partenaires commerciaux de la Suisse et à l’affermissement de l’activité sur les marchés des capitaux. Le chômage pourrait grimper à environ 5 %, alors que, selon les prévisions, l’inflation devrait être faible, mais positive. Les indicateurs précurseurs du cycle d’activité se sont sensiblement améliorés ces derniers mois, puisqu’ils sont redevenus favorables alors qu’ils se situaient à de faibles niveaux au deuxième trimestre de 2009. Les commandes dans le secteur manufacturier ont enregistré une progression permettant d’escompter une expansion au quatrième trimestre. Après une accélération en 2011, la croissance devrait atteindre 2,1 % à la fin de l’année.
Une fois que la reprise se sera installée, les mesures de stimulation monétaire devraient être levées, mais il conviendra de veiller à éviter tout risque de déflation. Si le dispositif de relance budgétaire devra être maintenu en 2010, il faudra étudier comment réduire les dépenses à compter de 2011, afin de se conformer aux règles budgétaires.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(184 mots) - Suède : ressources sous-utilisées
L’économie suédoise a connu une sévère contraction, sous l’effet de la crise économique mondiale. Une reprise graduelle a commencé, mais la sous-utilisation des ressources économiques est très importante, et le chômage restera élevé pendant quelque temps. La confiance des consommateurs et des entreprises s’est améliorée au cours des six derniers mois, et les ventes au détail se sont redressées. Les conditions sur les marchés des capitaux se sont aussi améliorées, les marges sur les taux interbancaires et hypothécaires revenant à des niveaux plus normaux. Une accélération des prêts aux ménages s’est amorcée, tandis que le ralentissement des prêts aux entreprises se poursuit.
L’orientation de la politique monétaire est très dynamique et devrait le rester pour le moment. Les réponses budgétaires automatiques et discrétionnaires à la crise continueront de soutenir la demande, tout comme les mesures récentes visant à limiter le chômage de longue durée. Avec l’affermissement de la reprise, toutefois, des efforts d’assainissement budgétaire seront requis pour atteindre l’objectif d’un excédent budgétaire à moyen terme.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(175 mots) - République tchèque : consommation peu soutenue
La baisse de l’investissement et la récession frappant les grands marchés d’exportation ont contribué à un fort ralentissement de l’activité au début de l’année. Le PIB réel est devenu légèrement positif au deuxième trimestre, en grande partie grâce à un redressement des exportations et à la poursuite de la croissance de la consommation, à un rythme peu soutenu cependant. Une reprise progressive est prévue pour 2010 et 2011, sous l’effet d’un raffermissement de l’investissement et de la demande d’exportation, mais la faiblesse de la consommation continuera de peser sur la croissance. L’inflation est restée négative durant une partie de 2009, mais devrait remonter progressivement pour atteindre environ 2 % en 2011. Les autorités ont réagi à la baisse de l’activité en mettant en oeuvre deux plans de relance, alors que des facteurs conjoncturels creuseront encore le déficit des administrations publiques. Il n’y a donc guère de marge pour d’autres mesures discrétionnaires d’assouplissement budgétaire, et le parlement a déjà approuvé un plan d’assainissement pour réduire le déficit public. Pour inscrire l’effort d’assainissement dans le long terme, il faudra résoudre de graves problèmes du côté des dépenses, en particulier dans les secteurs de la santé, de la protection sociale et des pensions, dans le cadre d’une nécessaire stratégie de sortie.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(217 mots) - République slovaque : situation budgétaire dégradée
L’activité économique s’est redressée au deuxième trimestre après la forte baisse enregistrée au cours de la période précédente. Indépendamment de la poursuite de la croissance au troisième trimestre, le PIB annuel devrait être en recul de près de 6 % en 2009. L’activité reprendra progressivement en 2010, grâce à une amélioration des perspectives de croissance du commerce mondial et à une reprise des entrées d’IDE, et la croissance devrait atteindre un taux annuel supérieur à 4 % en 2011. La forte progression du chômage devrait peu à peu se tasser. Compte tenu de l’importante sous-utilisation des ressources dans l’économie, l’inflation des prix à la consommation devrait rester assez faible.
La situation budgétaire se dégradera sensiblement cette année et l’an prochain, en raison, pour l’essentiel, de la hausse conjoncturelle des dépenses au titre des prestations sociales et de la diminution des recettes fiscales, mais aussi du fait des deux programmes de stimulation budgétaire adoptés au début de 2009. En 2010, l’aggravation du déficit sera circonscrite par une série de mesures ambitieuses d’amputation des dépenses. À moyen terme, d’autres mesures d’assainissement budgétaire seront nécessaires pour assurer la viabilité des finances publiques. Si l’élimination automatique des mesures de relance à la fin de 2010 sera utile à cet égard, il faudra également adopter des dispositions complémentaires.(222 mots) - Portugal : croissance anémique
La croissance a repris au deuxième trimestre de 2009, mais restera faible, car le désendettement du secteur privé pèse sur la reprise. Dans ces conditions, le chômage devrait augmenter, pour atteindre 10 % environ en 2010. Le déficit budgétaire devrait s’élever davantage en 2010 et 2011, après une augmentation sensible en 2009 sous l’effet conjugué des mesures de stimulation budgétaire et de la récession. L’inflation sous-jacente, après avoir diminué pour atteindre un niveau proche de zéro, pourrait connaître une croissance faible au cours de la période considérée. Les déséquilibres de la balance des opérations courantes, qui se sont traduits par une augmentation de l’endettement, limitent le rythme de la reprise, qui pourrait être un peu plus faible que celle de la zone euro. Malgré une croissance anémique, la conception et la mise en oeuvre graduelles de la consolidation budgétaire est une toute première priorité. Les réformes structurelles destinées à encourager la compétitivité sont indispensables à la réalisation d’une plus forte croissance par le biais d’exportations plus dynamiques, alors que la poursuite des réformes dans le secteur de l’éducation devrait contribuer à encourager la croissance potentielle.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(194 mots) - Pologne : la croissance se poursuit
Malgré la profonde récession touchant l’ensemble de la zone OCDE, l’économie polonaise a continué de croître en 2009 sous l’effet de plusieurs facteurs, notamment un assouplissement monétaire, une dépréciation du taux de change, une dépendance relativement limitée par rapport aux échanges internationaux, un solide secteur bancaire et un secteur privé peu endetté, des baisses d’impôts ainsi que d’autres mesures fiscales, et les investissements en infrastructure liés aux transferts de l’Union européenne et au championnat de football de 2012. L’activité devrait se redresser, grâce essentiellement à l’investissement, mais la croissance restera bien inférieure à son potentiel pendant quelque temps. Si l’inflation globale a été jusqu’à récemment supérieure à l’objectif officiel, elle devrait diminuer régulièrement à mesure que la sous-utilisation des ressources économiques s’accentuera.
Le déficit des administrations publiques devrait atteindre des niveaux sans précédent depuis le début du processus de transition. Cependant, aucune mesure d’assainissement budgétaire n’a été annoncée pour 2010 par les autorités. Le risque de non-respect de la limite d’endettement public, fixée par la constitution à 60 % du PIB, est essentiellement géré via un programme de privatisation ambitieux. Ce programme ne fera néanmoins que retarder jusqu’en 2011 l’assainissement nécessaire des finances publiques. Les autorités monétaires devraient s’abstenir de toute modification des taux d’intérêt, sauf si les circonstances changent.(217 mots) - Pays-Bas : chômage en hausse
Plongée dans une profonde récession, l’économie semble montrer des signes de reprise, grâce à un redressement des échanges mondiaux, à une action de relance budgétaire et à un assouplissement des conditions monétaires. Cependant, la croissance sera trop faible pour empêcher de nouvelles augmentations du taux de chômage, l’un des plus bas de l’OCDE jusqu’à la fin de 2010. Devant restaurer leur rentabilité, les entreprises continueront de diminuer leur effectif en 2010. L’amélioration de la rentabilité devrait préparer le terrain à un regain de croissance de l’investissement et, partant, à une reprise plus durable en 2011.
La relance budgétaire a contribué à un déficit d’environ 4,5 % du PIB en 2009. Pour rétablir la viabilité budgétaire, les autorités devraient maintenir les objectifs d’assainissement qu’elles ont fixés pour 2011. Le relèvement en deux étapes prévu de l’âge de la retraite facilitera le retour à l’équilibre, mais serait plus efficace avec une période de mise en place. L’octroi d’une plus grande priorité aux politiques actives du marché du travail et à l’assouplissement de la législation de la protection du travail stimulerait la croissance de l’emploi.(191 mots) - Nouvelle-Zélande : reprise fragile
La Nouvelle-Zélande voit finalement le bout d’une récession longue de cinq trimestres, bénéfi ciant de vigoureuses mesures de relance budgétaire aux niveaux national et mondial. Les indicateurs récents, notamment l’amélioration des anticipations de production dans les entreprises et des ventes au détail, donnent à penser que le troisième trimestre devrait être marqué par une croissance légèrement positive. Mais la reprise pourrait être compromise par un endettement excessif du secteur privé, la contraction continue du crédit, la vigueur récente de la monnaie et l’aggravation du chômage. Le chômage augmente sensiblement et, en tant qu’indicateur retardé, se maintiendra sur cette tendance à la hausse. Ce facteur pourrait peser sur les revenus et, conjointement avec la nécessité d’alléger la charge de la dette des ménages, pourrait augmenter la propension à épargner.
Compte tenu de la faiblesse et de la fragilité de la demande privée, il convient que les politiques monétaire et budgétaire restent expansionnistes pour le moment. Cependant, si la reprise s’installe comme prévu, l’action de relance devrait commencer à être retirée au milieu de 2010, afin de favoriser la restructuration des bilans et, conjointement avec les réformes structurelles, d’orienter l’activité vers la production échangeable, et non vers l’investissement dans le logement, en tant que principale source de revenu et de richesse.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(219 mots) - Norvège : rebond des prix immobiliers
La reprise économique a déjà commencé en Norvège, l’important programme de relance budgétaire et monétaire dopant la consommation et soutenant l’emploi. Le rebond des prix de l’immobilier montre que cette relance encourage les ménages à dépenser plutôt qu’à assainir leurs bilans. L’investissement privé augmentera l’an prochain, une fois que la progression de la consommation sera bien établie, et que les marchés du crédit reviendront à la normale. Le chômage n’a que très légèrement augmenté, grâce en partie à des mesures spécifiques de l’État, mais aussi en raison d’une inversion des flux migratoires, dont l’ampleur reste à déterminer.
Compte tenu de l’important écart observé par rapport à la « règle des 4 % » en 2009 et 2010, un resserrement budgétaire important et soutenu dans le temps est souhaitable, à la fois pour des raisons de gestion macroéconomique et pour assurer la viabilité budgétaire à moyen terme. Le resserrement de la politique monétaire a déjà commencé et devrait se poursuivre pendant quelque temps, à mesure que l’économie se redresse, que le marché du travail se tend, et que les anticipations d’inflation dérivent à la hausse. Les politiques visant à améliorer l’effi cacité des dépenses publiques devraient être poursuivies, contribuant à l’assainissement budgétaire dans les années à venir.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(216 mots) - Mexique : début de reprise
La récession qui a frappé le Mexique a été la plus grave depuis la crise monétaire de 1994. Le PIB réel était en recul de 9,7 % d’une année sur l’autre au deuxième trimestre de 2009, en raison de la baisse des prix du pétrole et du recul des exportations, de l’épidémie de grippe et de la contraction des recettes du tourisme et des envois de fonds des travailleurs. Le rebond des prix du pétrole et l’augmentation des exportations vers les États- Unis ont freiné le ralentissement de l’activité, et un redressement commence de se manifester. Les mesures de relance monétaire et budgétaire faisant sentir leurs effets, la récession devrait arriver à son terme au troisième trimestre de 2009, et le PIB devrait s’accroître progressivement en 2010. La banque centrale a abaissé le taux directeur de 8,25 à 4,5 % depuis février 2009 et les autorités mettent en oeuvre un programme de relance budgétaire représentant 1,6 % du PIB. À terme, la banque centrale n’aura guère de marge de manoeuvre pour assouplir davantage l’action monétaire, car l’inflation devrait rester proche de la limite supérieure de la fourchette d’objectifs. Il faut laisser les stabilisateurs budgétaires automatiques fonctionner librement en 2010, mais les mesures de stimulation budgétaire doivent progressivement être abandonnées si la reprise s’installe comme prévu. Les mesures d’assainissement envisagées par les autorités pour contenir les baisses de recettes sont nécessaires pour éviter des réactions négatives des marchés des capitaux.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(248 mots) - Luxembourg : dépendance à l'égard des services financiers
L’économie a gravement souffert de la crise financière internationale du fait de sa dépendance à l’égard des services financiers et du commerce extérieur. Le nombre de participants aux programmes actifs du marché du travail s’est accru. La diminution de la production a toutefois été absorbée partiellement par un accroissement du pourcentage de salariés travaillant à horaire réduit, qui est passé de pratiquement 0 % avant la crise à 2,8 % de la population active en août. D’après certains signes, l’activité se retourne, toutefois, grâce à un renforcement des marchés boursiers et au soutien apporté par les pouvoirs publics. À terme, une reprise progressive sera favorisée par l’amélioration des conditions financières et la croissance des échanges mondiaux. De nouvelles mesures budgétaires de relance représentant 1,5 % environ du PIB ont été mises en place pour 2010. Les autorités devraient définir un plan crédible d’assainissement budgétaire à moyen terme. Le Luxembourg reste très vulnérable face aux incertitudes entourant la situation financière internationale et l’amélioration du commerce mondial. Mais la principale incertitude concerne l’incidence de la crise financière sur la production potentielle et les perspectives à long terme de l’économie, compte tenu de la spécialisation étroite de celle-ci dans certaines activités financières et formes de production industrielle.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(212 mots) - Islande : la récession se poursuit
La récession dans laquelle l’économie islandaise a été plongée après la faillite des trois plus grandes banques du pays en octobre 2008 se poursuit. La demande intérieure s’est effondrée, et l’activité économique continuera probablement de baisser jusqu’au début de 2010. Par la suite, la croissance reprendra probablement, stimulée dans un premier temps par la normalisation attendue des conditions financières, puis par l’investissement dans de grands projets énergétiques. Le taux de chômage pourrait atteindre environ 7 % vers le milieu de 2010 avant de s’orienter à la baisse. Le programme du gouvernement aidera à réduire les déséquilibres dans l’économie, l’inflation tombant aux alentours de 2,5 % en 2011, et le déficit de la balance des opérations courantes ayant été ramené à 1,5 % du PIB en 2011.
Il est impératif de mettre en oeuvre intégralement le programme de consolidation budgétaire qui est prévu de façon à rétablir la viabilité des finances publiques. La politique monétaire devrait rester centrée sur la stabilité du taux de change, et les contrôles de capitaux devraient être progressivement levés et ce, dès que possible, afin de normaliser les relations avec les marchés extérieurs et de permettre aux entreprises d’accéder au crédit étranger.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(205 mots) - Irlande : ajustement prolongé
L’économie est en pleine récession, dans un contexte marqué par la correction des importants déséquilibres intérieurs, mais la contraction de l’activité donne depuis peu des signes de ralentissement. L’Irlande devrait profiter de la reprise du commerce mondial et d’un regain de compétitivité résultant de l’ajustement à la baisse des salaires et des prix. L’ajustement en cours au plan intérieur sera néanmoins prolongé, et le redressement économique peu marqué.
Le déficit budgétaire a enflé, et la dette publique a augmenté énormément. D’importantes mesures d’assainissement budgétaire sont déjà en place, mais il faudra aller plus loin sur une période plus longue, ce qui requerra à la fois de nouvelles augmentations des recettes et de nouvelles compressions des dépenses publiques. Avec l’Agence nationale de gestion d’actifs (National Asset Management Agency), le gouvernement cherche à remettre le système bancaire sur des bases saines en comptabilisant les pertes et en y remédiant rapidement, contribuant ainsi à la reprise. Il faudrait en même temps mettre en oeuvre les nécessaires mécanismes de partage des risques afin de protéger le contribuable.(180 mots) - Hongrie : action macroéconomique restrictive
Après un net fléchissement en 2009, la croissance du PIB devrait reprendre progressivement en 2010 et avec plus de vigueur en 2011, par suite d’un raffermissement de la demande extérieure et d’un assouplissement des conditions de crédit. À moins d’une nouvelle vague de prodigalité budgétaire dans la perspective des élections de l’an prochain, le plan d’austérité prévu devrait brider la demande intérieure. Le taux de chômage marquera un sommet à plus de 10 % en 2010 avant de décroître légèrement. L’important écart de production et l’appréciation récente du taux de change ont tempéré les pressions inflationnistes, qui ne devraient pas se ranimer avant que la reprise ne s’accélère.
Une action macroéconomique restrictive conforme au programme du Fonds monétaire international et l’efficacité initiale des mesures de limitation de la croissance des dépenses ont redonné confiance aux investisseurs, renforcé le taux de change et permis de réduire à plusieurs reprises les taux d’intérêt depuis le milieu de 2009. La poursuite de la détente dépendra de la crédibilité du programme d’assainissement continu des finances publiques et de la situation sur les marchés financiers mondiaux. Afin de maintenir la confiance des investisseurs, le gouvernement doit absolument s’en tenir au cadre budgétaire à moyen terme adopté récemment et soutenir les efforts du nouveau conseil budgétaire.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(220 mots) - Grèce : enrayer la fraude fiscale
Le PIB réel s’est contracté en 2009, à mesure que les effets de la crise mondiale gagnaient progressivement l’économie grecque. L’activité économique se contractera sans doute encore au dernier trimestre de 2009 et au début 2010, du fait que la demande intérieure continue de se ralentir en raison de conditions de crédit restrictives et d’un manque d’entrain du marché. La récente amélioration des conditions extérieures devrait aider l’activité à se redresser lentement, et la croissance pourrait s’intensifi er en 2011. Le taux de chômage semble devoir augmenter au-dessus de la barre des 10 % au cours des la période de projection. Le déficit de la balance des opérations courantes restera sans doute élevé.
Un engagement crédible à réduire les déséquilibres budgétaires est essentiel pour rétablir la confiance des marchés, créant une marge de manoeuvre budgétaire pour l’avenir et permettant de faire face à l’alourdissement des coûts liés au vieillissement. Pour y parvenir, il est indispensable de limiter strictement les dépenses et d’enrayer la fraude fiscale généralisée. La viabilité à long terme des finances publiques passe aussi par de nouvelles réformes des systèmes de retraite et de santé. Il sera important d’accroître la flexibilité du marché du travail et des marchés de produits si l’on veut atteindre des taux élevés de croissance.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(221 mots) - Finlande : rebond d'exportations
Le déclin de la production s’est poursuivi en Finlande sur les six premiers mois de l’année, du fait de l’effondrement continu des exportations. Une reprise devrait cependant s’amorcer d’ici à la fin de 2009, avec un rebond des exportations, actuellement très faibles, et une importante reconstitution de stocks. L’inflation, mesurée par l’indice des prix harmonisé à la consommation, est restée supérieure à la moyenne de la zone euro en raison de fortes hausses négociées des salaires. Le taux de chômage a grimpé, et cela va sans doute continuer, la situation étant aggravée par de grandes rigidités sur le marché du travail.
La réponse initiale du gouvernement à la récession, notamment l’aide accordée aux banques et aux entreprises et une légère relance budgétaire, ont soutenu concrètement l’activité. Un nouvel assouplissement de la politique budgétaire est prévu mais il pourrait aller à l’encontre du but recherché s’il coïncide avec l’amorce de la reprise. Des mesures de consolidation ont été annoncées, mais il faudrait, dès que possible, élaborer un plan cohérent d’assainissement en profondeur des finances publiques et le mettre en oeuvre une fois que la reprise se sera confirmée. Les prochaines négociations salariales devront tenir compte davantage de la productivité dans les entreprises.(210 mots) - Espagne : réformes structurelles nécessaires
La production diminuera sans doute de 3,5 % en 2009 et de 25 % encore en 2010 avant d’amorcer un lent redressement en 2011. Le taux de chômage pourrait culminer aux alentours de 20 % en 2010. L’inflation, après avoir connu en 2010 une poussée temporaire due à des prix du pétrole plus élevés et à des majorations prévues de la taxe sur la valeur ajoutée, devrait revenir aux alentours de zéro en 2011. Le déclin des transactions dans le secteur du logement marque le pas, et la baisse des prix des logements est enrayée.
Le durcissement prévu de l’action budgétaire devrait être reporté à 2011, afin de permettre à l’économie de se rétablir plus solidement. Cependant, des réformes structurelles, notamment des mesures visant à contenir l’augmentation des dépenses liées à l’âge, doivent être mises en oeuvre de manière à assurer la viabilité à long terme des finances publiques. Il faudrait mettre un terme aux programmes d’aide à la construction de logements sociaux : le soutien accordé aux ménages à faible revenu doit prendre la forme d’allocations calculées en fonction des ressources et destinées à aider les bénéficiaires à faire face à leurs frais de logement. Il faudrait aussi améliorer l’efficacité du service public de l’emploi.(215 mots) - Danemark : déficit budgétaire majeur
L’économie danoise a été durement touchée, même si elle l’a été tardivement, par la crise économique mondiale, mais elle semble devoir se redresser progressivement sous l’effet de la reprise des échanges mondiaux et du soutien assuré par les stabilisateurs économiques, l’assouplissement notable de l’action budgétaire et le niveau peu élevé des taux d’intérêt. La consommation privée a accusé un très net repli sur les derniers mois de 2008 et les premiers mois de 2009, mais le recul a été moins marqué par la suite, du fait du soutien assuré par les allégements d’impôts, les retraits de fonds accumulés dans le cadre du régime de retraite spécial et d’une légère remontée des cours des actions. Le moral des chefs d’entreprises dans le secteur manufacturier se rétablit, et la production industrielle semble s’être stabilisée à un niveau peu élevé, tandis que le nombre de nouvelles faillites diminue.
Malgré le retrait partiel du programme de relance mis en oeuvre pour faire face à la crise, le déficit budgétaire restera probablement important en 2011. Des mesures de consolidation supplémentaires seront nécessaires le moment venu pour rétablir une position budgétaire conforme aux objectifs à long terme, et mieux vaudrait définir sans tarder les mesures à prendre.(210 mots) - Corée : reprise forte et précoce
Après la sévère contraction de l’activité observée à la fin de 2008, la Corée connaît l’une des plus précoces et plus fortes reprises dans la zone OCDE, tirée par les exportations et une politique budgétaire expansionniste. Alors que l’impact de la relance budgétaire se dissipera en 2010, un redressement durable des exportations contribuera sans doute à porter la croissance de la production à 4-4,5 % en 2010 et 2011, avec un rebond de la demande intérieure et un net recul du chômage. À mesure que la reprise se confirmera, il faudra freiner l’augmentation des dépenses publiques afin de rétablir l’équilibre du budget, conformément au plan de gestion budgétaire à moyen terme. D’autres mesures exceptionnelles de stabilisation de l’économie, comme l’aide accrue aux petites et moyennes entreprises, devront être supprimées progressivement. Des réformes structurelles visant à améliorer la productivité, notamment dans le secteur non manufacturier, sont nécessaires pour soutenir la croissance sur le moyen terme.
(162 mots) - Belgique : regain de confiance
Une lente reprise de l’activité économique s’est amorcée au second semestre de 2009, soutenue par un assouplissement des politiques budgétaire et monétaire et une accélération des échanges mondiaux. La confiance des consommateurs et l’état d’esprit des chefs d’entreprise s’améliorent, même si les niveaux de départ sont parmi les plus bas enregistrés. La croissance ne suffira pas à empêcher de nouvelles hausses du chômage jusqu’au milieu de 2011, ce qui fera monter sans doute encore le niveau déjà élevé du chômage structurel.
Avec la reprise économique, il faudra s’attacher de nouveau à assurer la viabilité budgétaire. L’effort d’assainissement devra porter sur la réduction des dépenses à moyen terme à tous les niveaux d’administration et sur la maîtrise des coûts liés au vieillissement. La réduction du déficit, en 2010 et 2011, devra provenir, pour environ deux tiers, de l’administration fédérale et du système de sécurité sociale, et le reste des communes et des régions, même si les modalités de mise en oeuvre restent encore à préciser. Ces mesures devront s’accompagner de réformes du marché du travail afin d’accroître la flexibilité de la formation des salaires et de renforcer les incitations à la recherche d’emploi.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(202 mots) - Autriche : inflation bridée
En 2010, l’Autriche va sans doute sortir de sa pire récession depuis des décennies grâce à l’amélioration du contexte extérieur et à des politiques de soutien. Si ces conditions se maintiennent, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre son potentiel en 2011. Toujours est-il que le chômage ne fera qu’augmenter jusqu’à la fin de 2010 et que l’inflation, quoiqu’en hausse, restera bridée.
Face à la dégradation de sa position budgétaire, l’Autriche doit s’engager à mettre en oeuvre une stratégie crédible de consolidation à moyen terme une fois la reprise amorcée. Les réformes administratives devront être poursuivies afin de faciliter l’assainissement des finances publiques. La croissance pourrait se révéler plus forte dans le court terme du fait de la nette amélioration de l’économie mondiale. Le risque de crise financière en Europe centrale et orientale diminue, mais une augmentation de la proportion de prêts improductifs mettrait le secteur bancaire autrichien sous pression, ce qui obligerait à revoir les prévisions budgétaires à la baisse.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(170 mots) - Australie : reprise relativement vigoureuse
Moins affectée par la crise que la plupart des autres pays de l’OCDE, l’Australie connaîtra peut-être une reprise relativement plus vigoureuse. Des transferts publics importants et des incitations fiscales ont stimulé la consommation privée et les dépenses des firmes en biens d’équipement. Par ailleurs, la vigueur des importations chinoises et des autres économies dynamiques d’Asie a soutenu les exportations de produits miniers. La croissance pourrait s’accélérer à 2,5 % en 2010 et 3,5 % en 2011, avec une pointe de chômage aux alentours de 6,25 % en 2010 et une modération de l’inflation.
L’évolution conjoncturelle et la baisse des risques macroéconomiques négatifs militent en faveur d’un resserrement progressif de la politique monétaire. Par ailleurs, la réduction programmée du stimulus budgétaire fédéral paraît adaptée aux besoins de l’économie. Pour maximiser les retombées positives de leur programme d’investissements, les autorités devraient plus systématiquement soumettre les projets proposés à une analyse coût-bénéfice rigoureuse et transparente.(161 mots) - Canada : rebond d'investissement
La contraction qui a débuté au dernier trimestre de 2008 semble avoir pris fin au second semestre de 2009. La demande extérieure et l’investissement intérieur paraissent maintenant rebondir, mais ils représentent les plus grands facteurs de risque pour la durabilité de la reprise. Le chômage devrait continuer à augmenter jusqu’à la fin de 2009 et la désinflation sousjacente devrait se poursuivre pendant plusieurs trimestres, compte tenu du sous-emploi persistant des capacités.
La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à son niveau actuel proche de zéro au moins jusqu’à la fin de juin 2010, comme elle s’y est engagée, et sans doute au-delà. Compte tenu des délais nécessaires à la mise en oeuvre des mesures de relance budgétaire et de la reprise qui se fait jour, les autorités doivent se garder de prendre de nouvelles mesures expansionnistes, notamment d’élargir la période d’éligibilité pour les prestations de chômage exceptionnelles. Les pouvoirs publics devraient plutôt préparer un programme détaillé et crédible d’assainissement budgétaire à moyen terme, qui serait annoncé prochainement et appliqué lorsque la reprise sera fermement engagée.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(188 mots) - Royaume-Uni : forts vents contraires
L’économie prend le chemin de la reprise, soutenue par une amélioration des conditions financières, une politique monétaire expansionniste et un raffermissement de la croissance internationale. Néanmoins, le redressement sera lent, puisque le PIB devrait augmenter d’à peine plus de 1 % en 2010 en raison des forts vents contraires liés à l’assainissement des bilans, d’un affaiblissement continu du marché du travail et du resserrement de la politique budgétaire. En 2011, la reprise s’accélèrera, mais l’utilisation des ressources restera faible et le taux de chômage devrait atteindre 9,5 %. L’inflation restera sans doute inférieure à l’objectif de 2 % pour une période prolongée.
Les aides apportées au secteur financier, l’assouplissement de la politique monétaire et les mesures de relance budgétaire ont amorti l’impact de la récession. La politique monétaire devrait conserver son orientation expansionniste sur la période des prévisions, mais il faudra probablement que le processus de normalisation des taux d’intérêt débute en 2011. La fragilité de la situation budgétaire rend nécessaires de nouvelles mesures d’assainissement : l’annonce préalable d’un programme d’assainissement concret et complet améliorerait la stabilité macroéconomique. Un renforcement de la régulation et de la surveillance financières étaierait également cette stabilité, et empêcherait la formation de nouveaux déséquilibres alors que les taux d’intérêt sont à un point bas historique.(219 mots) - Italie : consolidation fiscale nécessaire
La grave récession que traverse l’Italie a débuté plus tôt qu’ailleurs, mais l’activité s’est redressée au troisième trimestre. L’amélioration des conditions financières a contribué à restaurer la confiance et à doper la demande intérieure. Le taux d’épargne, dont on estime qu’il a augmenté sensiblement en 2009, ne devrait se contracter que légèrement ; la consommation jouera un rôle plus important dans la croissance en 2011. Les exportations seront également étayées par le redressement des échanges mondiaux. L’augmentation des coûts unitaires de main-d’oeuvre, observée en dépit de certaines baisses des coûts salariaux, et le redressement des cours du pétrole, auront pour effet de modérer le recul de l’inflation, alors même que la montée du chômage va se poursuivre quelque peu.
Étant donné le niveau élevé de sa dette publique, l’Italie n’a pas adopté de plan de relance budgétaire de grande ampleur. Néanmoins, compte tenu de la faiblesse conjoncturelle des recettes, le déficit est supérieur à 5 % du PIB, et la dette devrait atteindre 120 % du produit intérieur brut d’ici à 2011. Des efforts importants d’assainissement budgétaire s’imposeront donc à partir de 2011, lorsque la croissance sera de retour.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(200 mots) - France : faible inflation
Après une baisse de 2,2 % en 2009, le PIB réel devrait enregistrer une croissance lente, de 1,4 % en 2010 et 1,7 % en 2011, tirée par l’investissement des entreprises et les exportations. Cela ne sera pas suffisant pour empêcher le taux de chômage d’augmenter jusqu’au début de 2011, et l’inflation devrait être inférieure à 1 % par an. Les ménages ont réagi à la montée de l’incertitude sur les marchés de l’emploi et des capitaux en accroissant leur épargne, compensant du même coup les répercussions positives de l’augmentation des transferts publics et de l’amélioration des termes de l’échange.
Des mesures discrétionnaires opportunes, conjuguées au jeu des stabilisateurs automatiques, ont amorti l’impact de la crise. La suppression de la taxe professionnelle dans le projet de budget 2010 est également bienvenue, mais les autorités devraient maintenant se garder d’engager des dépenses supplémentaires. L’élaboration d’une stratégie pluriannuelle crédible de sortie de crise, communiquée clairement, revêt une importance prioritaire. L’assainissement budgétaire qui s’impose offre l’occasion de rééquilibrer les finances publiques grâce à une réduction des dépenses inefficaces, à un relèvement des impôts sur les successions, sur les biens immobiliers et sur les émissions de carbone, ainsi qu’à la poursuite de la réforme du système de retraite.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(213 mots) - Allemagne: dégradation budgétaire
Après avoir enregistré un recul marqué au premier trimestre de cette année, le PIB a commencé à se redresser en volume au deuxième trimestre, sous l’impulsion d’une hausse temporaire de la croissance de la consommation privée, ellemême le fruit des mesures de relance adoptées. La reprise s’est poursuivie au troisième trimestre à la faveur du redressement des échanges mondiaux et de la constitution de stocks. A l’avenir, l’amélioration de l’activité pourrait être relativement lente, en particulier jusqu’à la mi-2010. Le chômage reste exceptionnellement faible, notamment grâce au dispositif de chômage partiel indemnisé par l’État qui permet aux entreprises de réduire leur utilisation de la main-d’oeuvre sans licenciement. Le chômage devrait certes augmenter rapidement en 2010, mais au total, les pertes d’emplois devraient être modestes au regard de l’ampleur de la récession.
Le solde budgétaire va sans doute se dégrader fortement en 2009 et 2010, sur fond d’atonie des recettes et d’augmentation des dépenses, notamment du fait de la montée du chômage. En outre, le plan de relance budgétaire creusera également le défi cit en 2010. Une fois que l’activité économique aura retrouvé une trajectoire de croissance viable, le déficit structurel devra être réduit, surtout compte tenu des futures dépenses liées au vieillissement. La mise en oeuvre des réductions d’impôts en 2011 devrait être subordonnée à la capacité à respecter la règle budgétaire récemment adoptée.(231 mots) - Zone euro : reprise progressive
La contraction marquée de l’activité dans la zone euro semble s’être achevée plus tôt que prévu, grâce à la poursuite de l’amélioration des conditions financières, aux mesures de relance budgétaire et à la stabilisation de la demande à l’exportation. Néanmoins, les vents contraires liés au désendettement du secteur financier et à la montée du chômage laissent à penser que la reprise sera progressive. Les conditions d’octroi des prêts bancaires restent rigoureuses, la croissance des crédits aux ménages et aux entreprises est faible, et les prix de l’immobilier sont en recul dans de nombreux pays. Malgré l’amélioration des perspectives, l’inflation sous-jacente devrait continuer à diminuer jusqu’à la fin de l’année 2010 du fait de l’ampleur des ressources inutilisées dans l’économie.
Compte tenu de la faiblesse de l’inflation sous-jacente, des conditions de crédit restrictives et de la persistance d’un écart de production négatif, il serait bon que la politique monétaire conserve son orientation expansionniste actuelle jusqu’à la fi n de 2010. Après quoi, les mesures d’urgence de soutien au crédit devraient être démantelées et les taux directeurs relevés progressivement. Les perspectives de croissance à moyen terme seraient renforcées par des programmes clairs et crédibles d’assainissement budgétaire pour la période à venir, ainsi que par de nouvelles mesures structurelles destinées à approfondir le marché unique, à intensifier les pressions concurrentielles et à renforcer la régulation et la surveillance financières.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(236 mots) - Japon : déflation persistante
Le point bas de la grave récession déclenchée par la crise mondiale a été franchi, en partie grâce à un rebond des exportations, même si la production demeure nettement en deçà du niveau des capacités. En outre, les mesures de relance budgétaire compensent en partie les effets de la baisse de l’emploi et des salaires sur la demande intérieure. La croissance devrait se redresser progressivement pour s’établir aux alentours de 2 % en 2011, en partie du fait de l’augmentation des dépenses publiques prévue par le nouveau gouvernement. Néanmoins, le taux de chômage restera probablement de l’ordre de 5,5 % tout au long de l’année 2011, et la déflation perdurera.
La Banque du Japon devrait lutter contre cette déflation en s’engageant fermement à maintenir les taux d’intérêt à leur très bas niveau actuel et à agir efficacement par des mesures quantitatives, jusqu’à ce que l’inflation sous-jacente soit solidement ancrée en territoire positif. De nouvelles mesures de relance budgétaire ne se justifient pas, compte tenu du redressement attendu de la croissance de la production, ainsi que de l’ampleur du déficit budgétaire du Japon et du niveau élevé de son ratio d’endettement public. Le gouvernement devrait donc financer l’augmentation prévue des dépenses publiques en pratiquant des coupes dans d’autres programmes de dépenses. Il est essentiel d’élaborer un programme d’assainissement budgétaire à moyen terme qui soit crédible et précis, et de le mettre en oeuvre une fois que la reprise sera fermement engagée. Un tel programme devrait inclure une refonte de la fiscalité, accompagnée de réformes structurelles, en particulier dans le secteur des services, afin d’améliorer les niveaux de vie malgré la diminution de la population d’âge actif.(284 mots) - États-Unis : faible reprise
L’économie sort progressivement d’une grave récession. Le recul de la production semble s’être interrompu depuis l’été, même si des problèmes considérables demeurent en souffrance. Le risque de nouvelles faillites d’envergure parmi les établissements bancaires s’est atténué, mais leurs capitaux propres devront être renforcés pour compenser leurs pertes financières. Le secteur du logement connaît également une correction sensible, marquée par une forte réduction de l’endettement et une reconstitution des actifs. La vaste relance macroéconomique et l’assouplissement des conditions financières soutiendront la croissance, qui sera néanmoins un peu plus faible qu’au cours des reprises antérieures. Le chômage refluera lentement.
La Réserve fédérale et le gouvernement doivent commencer à démanteler les dispositifs de soutien de l’activité économique, à mesure que la croissance devient autonome. Il ne sera pas simple de déterminer le moment opportun pour procéder à ce retrait, mais une relance prolongée risque de compromettre l’ancrage des anticipations infl ationnistes et de déstabiliser les marchés d’actifs. Il est certes souhaitable que les autorités fassent preuve de la souplesse requise face à l’évolution des conditions économiques, mais les stratégies de sortie devraient être clairement expliquées.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010(192 mots) - En bref
Une adhésion qui marque un tournant; Alléger la pression fiscale; Économie; Haïti; Investissement; Aide et climat; Verbatim; Nouvel Économiste en chef
(1509 mots)
©David Rooney
La fiscalité, levier de développementRéformer les systèmes fiscaux peut favoriser le développement en renforçant l’autonomie des gouvernements. Cela peut aussi susciter des réformes plus vastes.
(1169 mots)- Après la crise : la stabilité financière suffit-elle?
Alors que les régulateurs et les décideurs politiques continuent à réfléchir à de nouvelles règles sur les services financiers, les marchés boursiers sont en pleine expansion et les banques recommencent à verser des bonus. 2010 sera-telle l’année des bonnes résolutions ou se dirige-t-on au contraire, faute de mesures correctives, vers une nouvelle crise financière dans les mois ou les années qui viennent ?
Depuis la fin des années 1990, les questions de stabilité financière font l’objet d’une attention croissante. La crise asiatique de 1997, la faillite du fonds d’investissement Long-Term Capital Management (LTCM) en 1998 et la récession mondiale de la fin des années 1990 ont toutes été marquées par une spéculation dangereusement élevée et une mise en péril du fonctionnement des marchés financiers. En conséquence, de nombreuses banques centrales ont mis en place des services spécifiquement chargés de la stabilité financière, les rapports sur ce sujet se sont multipliés, et le Forum de stabilité financière a connu un regain d’intérêt.(1071 mots) - Les défis à venir
L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.
Si un aspect positif pouvait être retenu, ce serait l’affluence de bonnes volontés du monde entier pour aider Haïti à gérer l’urgence et à rebâtir ce pays pauvre mais empli d’énergie. Cette coopération incarne l’esprit de l’OCDE, qui contribue à aider Haïti en assurant un suivi de l’aide d’urgence et en prêtant main forte à la mise en place d’une planification adéquate, de politiques cohérentes et d’investissements publics efficaces.(934 mots) - Déficits énergétiques
Les pays producteurs de pétrole du Moyen- Orient et d'Afrique du Nord (MENA) peuvent s'attendre à voir leurs balances courantes chuter fortement en 2009, du fait de la chute des prix du pétrole brut et d'une demande mondiale freinée par la crise économique. D'après des statistiques récentes, les balances courantes des pays non-producteurs devraient demeurer négatives, mais plus stables.
(267 mots)
L'eau : ouvrir le robinetDans la région MENA, de meilleures réglementations encourageraient les investisseurs à s'aventurer dans le secteur de l'eau.
(741 mots)
Finance islamiqueEt si les banquiers, les régulateurs financiers et les investisseurs, malmenés par la crise, regardaient du côté de la finance islamique ?
(1773 mots)- Aux prises avec les prix alimentaires
Un système de réserve de céréales à trois niveaux pourrait protéger les pays pauvres contre l'instabilité et les flambées des prix alimentaires, et aiderait à répondre aux crises alimentaires.
(1385 mots)
Nizar Baraka
Table ronde sur l'Afrique du Nord et le Moyen-OrientLa crise mondiale et les moyens de retrouver la voie du développement et de la croissance ont été les thèmes dominants de la réunion ministérielle MENA-OCDE, le 23 novembre 2009, à Marrakech au Maroc. Dans cette neuvième table ronde ministérielle de L'Observateur de l'OCDE, nous avons demandé aux représentants de quatre pays de la région MENA - le Maroc, qui préside la réunion ministérielle, Bahreïn, l'Égypte et le Yémen - ainsi qu'à trois membres de l'OCDE - la Corée, l'Espagne et l'Italie :
« Quelles mesures mettez-vous en oeuvre pour renforcer le développement dans votre pays et dans la Région Afrique du Nord-Moyen-Orient ? »(2967 mots)- Moyen-Orient et Afrique du Nord
Améliorer la gouvernance et l'investissement est un préalable incontournable au développement dans la région MENA.
(1836 mots)
Points de vueInquiétude, méfiance et insatisfaction, colère face à la crise mondiale, mais aussi fort désir de changements de fond, de politiques innovantes, ainsi qu'un vibrant appel à la détermination politique pour renforcer les normes et ouvrir la voie vers une économie plus forte, plus propre et plus juste : tel était le ton général des participants au 10ème Forum de l'OCDE, à Paris les 23 et 24 juin, tenu conjointement à la Réunion du Conseil au niveau des Ministres (voir page 31). Depuis maintenant 10 ans, plus de 10 000 représentants des gouvernements, des entreprises, des syndicats, de la recherche, de la société civile et des médias ont fait du Forum annuel un véritable « sommet public » pour échanger des idées, des expériences, et pour apporter leur pierre aux réponses politiques face aux défis mondiaux. Leurs discussions ont d'ailleurs en partie nourri celles de la Réunion ministérielle.
Avec une économie mondiale « dans le mur », selon l'expression de Soumittra Dutta qui présidait une session, le Forum de cette année n'a pas failli à son rôle, la crise s'invitant dans la plupart des débats, des marchés financiers aux débats mouvementés sur l'énergie, l'éducation, les retraites et la santé, en passant par l'intégrité et le gouvernement d'entreprise. Ce Forum a réuni plus de 1000 participants.
Retrouvez les résumés des sessions, les discours et la liste des intervenants sur www.oecd.org/forum2009 . Coup de projecteur du Forum, offert en supplément aux abonnés de L'Observateur de l'OCDE, est téléchargeable, et un nombre limité d'exemplaires sont disponibles sur demande à observer@oecd.org.(265 mots)
La crise et au-delàCette année, la Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des ministres, temps fort de l'agenda de l'organisation, s'est tenu dans une période de crise économique et financière sans précédent depuis des décennies.
« Il s'agit d'opérer un changement radical d'orientation des politiques, » a déclaré sans ambages le Premier ministre coréen Han Seung-soo, président de la Réunion ministérielle 2009, à propos d'une déclaration sur la croissance verte signée par les 30 pays de l'OCDE plus le Chili, l'Estonie, Israël et la Slovénie. Cette déclaration charge l'OCDE d'élaborer une Stratégie pour la croissance verte en intégrant les aspects économiques, environnementaux, technologiques, financiers et le développement. Un premier rapport sera présenté à la prochaine Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des Ministres, en 2010.
Les ministres de 40 pays*, représentant 80 % de l'économie mondiale, ont participé à la réunion ministérielle pour débattre des moyens de rétablir la stabilité financière et une croissance viable à long terme. Le communiqué ministériel a abordé de nombreux sujets.** Convenant que des années de croissance mondiale déséquilibrée et de défaillances majeures du secteur financier, de la réglementation et du contrôle ont été des causes fondamentales de la crise, les ministres se sont dits déterminés à « mettre en oeuvre des réformes de nature à améliorer l'efficacité de la réglementation et à aider à prévenir de nouvelles crises financières. »
Évoquant les initiatives résolues en ce sens des gouvernements et des organes internationaux, les ministres ont souligné la nécessité qu'« une reprise équilibrée et durable » serve les populations en traitant « les dimensions sociales et humaines de la crise. »
Entretemps, « des réformes structurelles qui accroissent la flexibilité et la productivité de nos économies (...) seront essentielles pour remédier à la détérioration de nos budgets publics et au recul du niveau de vie provoqués par la crise », ont indiqué les ministres. Dans cette optique, la Stratégie pour l'innovation de l'OCDE, prévue pour 2010, « constituera une source importante d'orientations visant à stimuler la productivité, la compétitivité et la croissance. »
Les ministres ont souligné l'importance du développement pour une économie mondiale plus forte et plus équitable, et de prendre des mesures pour « atténuer les répercussions de la récession actuelle sur les pauvres et les personnes vulnérables dans le monde. » Ils ont réaffirmé leurs engagements sur le volume et l'efficacité de l'aide, la cohérence des politiques et le financement.
Concernant les échanges, les ministres ont appelé l'OCDE, en coopération avec l'OMC, à continuer de promouvoir une aide efficace pour le commerce au profit des pays en développement. Ils ont réaffirmé leur détermination à résister au protectionnisme, la liberté des échanges et des investissements étant essentielle à une croissance économique viable, en particulier pour des pays en développement.
Les ministres ont souligné l'urgence de conclure « un accord ambitieux, équilibré et complet » dans le cadre des négociations de Doha, et la nécessité, pour soutenir les échanges, que « des crédits à l'exportation, en particulier pour les marchés émergents et les pays en développement, soient disponibles. »
Ils ont affirmé leur ferme attachement « aux principes de probité, d'intégrité et de transparence » pour rétablir la confiance dans les marchés, et ont convenu de la nécessité d'élaborer un ensemble de normes et de processus communs concernant la conduite des entreprises et des établissements financiers internationaux.
Ils ont en outre appelé l'OCDE à intensifier ses travaux sur le gouvernement d'entreprise et la culture financière, et ont salué la mise à jour des Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales. Ils se sont également déclarés favorables à une action vigoureuse contre la corruption dans les transactions commerciales internationales, y compris grâce à la Convention anticorruption de l'OCDE.
Enfin, les ministres se sont félicités de l'adoption quasi-universelle des principes de transparence et d'échange effectif de renseignements fiscaux élaborés par l'OCDE, et ils ont salué le rôle de l'OCDE en la matière sur la scène internationale (voir En bref, page 5). RJC
Voir le communiqué complet sur www.oecd.org/forum2009-fr(792 mots)- Prêter main forte aux jeunes
La crise de l'emploi va-t-elle donner naissance à une génération désespérée ? Même au plus fort de la croissance, de nombreux jeunes peinent à s'insérer sur le marché du travail, et ils connaissent souvent un taux de chômage deux à trois fois supérieur à leurs aînés. La récession n'arrange rien. De plus, les jeunes qui travaillent n'ont souvent que des contrats courts et sont souvent les premiers à se faire licencier (dans la zone OCDE, environ 35 % des travailleurs de 15 à 24 ans bénéficiaient d'un contrat temporaire en 2008). En temps de crise, l'heure est d'autant plus grave.
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Être chômeur en 2009« Être au chômage, c'est frustrant, dévalorisant et, à ce stade, effrayant. » Pour qui doute des effets dévastateurs du chômage, les témoignages recueillis par une enquête récente du John J. Heldrich Center for Workforce Development, de l'Université Rutgers aux États-Unis, seront éclairants. Le centre a interrogé 1 100 américains de plus de 18 ans, au chômage et à la recherche d'un emploi au cours des 12 derniers mois, en août 2009. Le résultat ? « L'angoisse du chômage », un bilan aux chiffres et aux mots révélateurs.
53 % des personnes interrogées estiment que l'économie américaine connaît actuellement des « mutations fondamentales qui vont durer ». « Les journaux annoncent que les baby boomers comme moi devront travailler plus longtemps, précise l'une d'entre elles, d'autant que beaucoup d'entre nous ont perdu la moitié, si ce n'est plus, de la valeur de leurs fonds de pension. Mais qu'on m'explique comment je pourrais travailler quelques années de plus alors que je n'arrive même pas à décrocher un entretien d'embauche ! »
Sur les 56 % qui ont déclaré ne pas avoir perçu de prestations de chômage publiques au cours des 12 derniers mois, 48 % ont indiqué qu'ils ne remplissaient pas les conditions requises pour en bénéficier. Parmi les chômeurs interrogés, 60 % ont déclaré qu'ils n'avaient pas reçu de préavis de licenciement. Et 27 % ont été prévenus un mois à l'avance ou moins. Pas étonnant, dans ces conditions, que 51 % des sondés estiment qu'il appartient aux pouvoirs publics d'aider les chômeurs. Par comparaison, 17 % estiment que cette responsabilité incombe à l'employeur, et 33 % estiment que c'est aux travailleurs eux mêmes de se prendre en charge.
Notons que 76 % des sondés évoquent le « profond impact » qu'a eu la situation économique sur leur famille. « Bien sûr, je reçois des bons d'alimentation, explique l'un d'eux, mais cela ne m'empêche pas de restreindre les courses au minimum, ce qui exclut la lessive pour mes vêtements, sans parler d'acheter de nouveaux vêtements pour me présenter à un éventuel entretien d'embauche. »
Sur les 43 % de bénéficiaires d'allocations chômage, 83 % ont déclaré qu'ils craignaient «un peu » ou « fortement » que les allocations ne cessent avant qu'elles n'aient retrouvé un emploi.
« Le manque de revenu et l'absence de couverture maladie sont déjà douloureux, mais c'est le fait de ne pouvoir répondre aux besoins de mon couple qui me détruit psychologiquement, » explique un sondé.
Parmi les personnes contactées, 70 % ont déclaré qu'elles avaient remis à plus tard l'amélioration de leur logement ou leurs projets de vacances ; 63 % ont déclaré qu'elles avaient utilisé l'épargne destinée à leur retraite ou autre pour répondre à des besoins immédiats ; et 56 % ont déclaré qu'elles avaient emprunté de l'argent à leurs proches ou à des amis. Plus de 60 % des sondés ont affirmé souffrir de troubles du sommeil ou de fatigue physique ou morale. 58 % ont déclaré que leurs relations familiales étaient devenues tendues, et 52 % qu'ils évitaient les événements amicaux ou sociaux.
L'enquête de l'Université Rutgers dessine un tableau sombre, mais pas désespéré. Si 77 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles s'étaient senties « stressées » et 68 % « déprimées » en raison de leur situation, 66 % se sont déclarées « impatientes de prendre un nouveau départ. » MA(581 mots)
David Rooney
Combattre la pauvreté au travailEn temps de crise économique et de forte hausse du chômage, doit-on s'estimer heureux d'avoir un travail, quel qu'il soit ? Cela ne suffit pas toujours.
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André Faber
Privilégier l'activitéLes gouvernements doivent poursuivre les politiques d'emploi et les changements structurels qui encouragent la création d'entreprise, l'entrepreneuriat et l'innovation.
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Luke MacGregor/Reuters
Pour des emplois décentsLes programmes actifs du marché du travail doivent générer davantage d'emplois décents. Y parviendront-ils ?
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Travailleurs de l'ombre?Les travailleurs informels ont beaucoup souffert de la crise, notamment dans les pays en développement. Il faut être particulièrement attentif à leurs besoins.
À l'heure où les responsables du G20 et les ministres de l'emploi de l'OCDE partent à l'assaut du chômage, qui s'aggrave dans tous les pays du monde, il est urgent de tenir compte des pays en développement. Selon les prévisions centrales de l'OIT pour 2009, le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté de 39 millions. Mais pour les pays en développement en particulier, le chômage n'est qu'un aspect du problème. Ces pays abritent aussi beaucoup de travailleurs informels, dépourvus de toute protection sociale ou juridique, et très mal rémunérés. Ces travailleurs, leurs familles et les communautés auxquelles ils appartiennent sont également exposés à toutes sortes de risques sanitaires et sécuritaires.
La crise a conduit à une augmentation considérable de l'emploi informel et à de fortes baisses de revenus dans ce secteur. Les moyens de subsistance de centaines de millions de travailleurs sont menacés. Dans les pays en développement notamment, une crise de l'emploi peut rapidement devenir une crise de la pauvreté. Faire la politique de l'autruche aurait des conséquences dramatiques.
L'emploi informel atteint déjà des niveaux records à l'échelle mondiale : d'après le centre de Développement de l'OCDE, 1,8 milliard de personnes travaillent sans véritable contrat de travail ni couverture sociale, soit plus de la moitié de la population active mondiale. De même, des millions de travailleurs informels sont très proches des seuils de pauvreté. Il est clair que les travailleurs informels sont particulièrement touchés par la crise économique mondiale. Lorsque la demande diminue, ce sont les premiers à être écartés ou à voir leurs « affaires », souvent microscopiques, péricliter. Plus on est au bas de la pyramide sociale, plus on souffre. Par exemple, le prix que les chiffonniers d'Ahmedabad (Inde) obtiennent pour les journaux, les clous et les vis usagés qu'ils récupèrent a diminué de moitié entre octobre 2008 et janvier 2009.
La proportion de travailleurs informels devrait s'accroître dans les années à venir. Avant la crise, on estimait que pas moins des deux tiers de la population active mondiale seraient informels d'ici à 2020. Mais les destructions d'emplois dues à la crise, et l'accroissement du nombre de migrants dans le secteur informel, pourraient conduire la situation à s'aggraver. Comme pour les pays de l'OCDE, le retour de la croissance dans les pays en développement est une étape nécessaire mais insuffisante pour inverser la tendance.
Même dans les périodes de forte croissance, l'emploi informel s'est accru dans beaucoup de pays en développement. En Inde, alors que l'économie a progressé de plus de 5 % par an tout au long de la dernière décennie, environ 370 millions de personnes - soit 9 employés sur 10 - n'ont toujours pas de couverture sociale.
Que peuvent faire les responsables politiques ? Le travail informel est souvent le seul moyen pour les pauvres d'entrer sur le marché du travail. L'enjeu est de donner à ces travailleurs les moyens de passer à des emplois de meilleure qualité, plus sûrs et plus productifs. L'ancienne approche, qui consistait en une « formalisation » forcée de l'économie informelle, ne marche pas et devrait être abandonnée, au profit d'approches visant à créer plus d'emplois et de meilleure qualité dans les secteurs formels et informels. On multiplierait ainsi les passerelles entre les deux secteurs, en mobilisant les atouts et les caractéristiques du secteur informel et en remédiant à ses faiblesses et à ses vulnérabilités.
Prenons la formation et les compétences, par exemple. Bien qu'un grand nombre de travailleurs dits informels soient considérés comme non qualifiés, beaucoup ont en fait des compétences solides. Améliorer la qualité et l'offre de formation pour mieux tirer parti de ces compétences est non seulement bénéfique aux populations les plus pauvres, cela peut en outre contribuer à améliorer la qualité des emplois « formels » eux-mêmes. Cela passe par l'élargissement de l'accès à la formation et des possibilités d'apprentissage. Des pays comme le Bénin, le Ghana et le Mali modernisent leurs systèmes d'apprentissage et délivrent des certificats attestant des compétences acquises par les travailleurs informels.
Des mécanismes sont aussi mis en place pour soutenir plus efficacement les petits et les micro-entrepreneurs, très nombreux dans le secteur informel, et pour améliorer leur potentiel entrepreneurial. Le microcrédit, par exemple, devrait les encourager à développer et à consolider leurs entreprises. Les micro-prêteurs se multiplient, du Bangladesh à l'Ouganda en passant par la Bolivie, ce qui montre que les micro-entrepreneurs informels peuvent générer suffisamment de valeur ajoutée pour rembourser les crédits et s'assurer un revenu.
Au-delà de la formation et du crédit, certaines mesures simples peuvent stabiliser les travailleurs informels et favoriser leur « formalisation ». Par exemple, Singapour réserve aux petits restaurateurs ambulants certains espaces, et leur donne accès à l'eau, à certains services de collecte des déchets et à des services de base, comme la simplification de leur enregistrement. Bien entendu, la formalisation ne peut fonctionner que si les décideurs la rendent attractive, par exemple en améliorant les services publics, en renforçant les tribunaux, en facilitant l'accès au crédit et en allégeant le coût du respect des obligations fiscales. En bref, ils doivent s'assurer que le passage au secteur formel soit avantageux pour les travailleurs.
Même sans aller jusqu'à formaliser le secteur informel, les autorités peuvent réduire de plusieurs manières la pauvreté et la vulnérabilité des travailleurs de ce secteur. Beaucoup de pays, dans lesquels les systèmes de sécurité sociale financés par les prélèvements sur les salaires ne couvrent qu'une petite fraction de la population, ont néanmoins les moyens d'instaurer l'accès universel aux soins de santé de base ou à l'assurance-vieillesse. La Thaïlande, par exemple, a élargi à 14 millions de personnes la couverture santé en une dizaine d'années. Ces mesures peuvent renforcer les autres initiatives contre la pauvreté, comme les programmes de travaux publics, les systèmes de garantie de l'emploi ou les transferts d'argent conditionnels.
Une reprise sera indispensable pour inverser la tendance à la hausse du chômage et consolider la situation de dizaines de millions de travailleurs qualifiés sur le marché du travail. Le redressement de l'activité fournira l'occasion de tirer parti des compétences de centaines de millions de travailleurs informels, et de doper la croissance grâce à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Répondre aux défis du secteur informel exigera un effort majeur des gouvernements des pays en développement. Pour les y aider, les pays développés doivent respecter leurs engagements d'augmenter l'aide, et encourager le commerce et l'investissement. Pas facile en temps de crise, mais la contrepartie pour tous les pays, riches comme pauvres, sera une économie mondiale plus efficace et solidaire, et un recul de la pauvreté.(1150 mots)
« Embauchez-moi !!! » Mark Blinch/Reuters
La crise de l'emploiLe chômage est en train d'atteindre des niveaux sans précédent. Des politiques efficaces existent, mais les gouvernements doivent aussi éviter certains pièges.
(1525 mots)- L’emploi est l’enjeu fondamental de la crise mondiale
Avec 15 millions de chômeurs en plus depuis fin 2007, les pays de l'OCDE connaissent déjà un taux de chômage record, à 8,5 %. Si les politiques adéquates ne sont pas mises en oeuvre et si la reprise ne gagne pas en vigueur, le taux de chômage pourrait avoisiner 10 % l'an prochain dans la zone OCDE. Cela signifierait 57 millions de personnes sans emploi - l'équivalent de la population de certains pays du G8 !
La crise financière et économique est devenue une crise de l'emploi, avec un coût économique et social bien trop élevé. L'emploi met toujours du temps à se redresser après une récession, mais cette fois le délai pourrait être plus long encore. La crise financière a anéanti beaucoup d'entreprises et de sources de revenu.(955 mots)
Ron Blackwell (à gauche), Angel Gurría et Soumitra Dutta écoutent Jacob Lew lors du Forum ©OCDE
Perspectives et points de vueL'économie mondiale s'est heurtée à un mur ces 12-18 derniers mois. Telle était la remarque d'introduction de Soumitra Dutta, de l'INSEAD, au Forum de l'OCDE 2009, lors du débat qui a suivi la session sur les dernières prévisions économiques de l'OCDE publiées quelques instants plus tôt (Perspectives économiques de l'OCDE n° 85, version préliminaire, juin 2009).
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©Jo Yong-hak/Reuters
En bref - juin 2009Chute record du PIB ; Économie ; Verbatim ; Matières sexuées ? ; Discipline fiscale ; Comité d'aide au développement ; Chômage des jeunes ; Aide irlandaise ; Best of...
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Les anciens dirigeants de Freddie Mac et Fanny Mae prêtent serment devant une Commission de la Chambre des Répresentants en décembre 2008 ©Jason Reed/Reuters (Etats-Unis)
Gouvernement d'entrepriseLes défaillances du gouvernement d'entreprise ont contribué à l'effondrement des marchés financiers. Que faire ?
(1249 mots)- L'économie coréenne
La Corée a été l'un des pays de l'OCDE les plus durement touchés par la crise mondiale, alors même que son secteur financier était relativement sain. La crise a frappé de plein fouet une économie qui était devenue ces dernières années l'une des plus performantes du monde développé, l'instabilité des marchés de capitaux et la chute brutale du taux de change rappelant la crise asiatique de 1998.
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©David Rooney
Énergie : l’option nucléaireQuel sera l'impact de la crise sur la filière nucléaire ?
(771 mots)- Quand les bulles éclatent
Votre article sur la finance islamique (« Finance islamique : un placement d'avenir ? », n° 272, avril 2009) suggère que la tempérance financière est encore possible. Les ratios de levier par rapport aux fonds propres cités dans l'article (20:1 pour les banques américaines et 30:1 en Europe, contre seulement 10:1 pour les banques islamiques) révèlent à quel point le système financier s'est laissé gagner par une cupidité devenue systémique.
(366 mots)
©Dylan Martinez/Reuters
Retraites : revoir nos choix ?La crise financière a mis les fonds de pension à rude épreuve, et a ébranlé la confiance du public. Comment accroître la sécurité des retraites ?
(1282 mots)
© David Rooney
Marchés financiers : de vrais bénéfices ?Les banques et les entreprises d'investissement ne sont pas que de simples entreprises financières. Elles détiennent et gèrent des actifs (produits de retraite, par exemple) au nom de particuliers, d'entreprises ou de gouvernements. Leur rôle est donc également un rôle de fiduciaire, fondé sur la confiance. Pourquoi leurs services n'ont-ils pas vraiment bénéficié à leurs supposés bénéficiaires ?
(998 mots)- Des normes solides pour rétablir la confiance
Lorsque chefs de gouvernement, responsables d'organisations internationales et personnalités de la société civile du monde entier se réuniront à Paris pour débattre des grands enjeux du moment au sommet de l'OCDE en juin, une question sera prédominante : fait-on assez pour rétablir la confiance et restaurer la croissance à long terme, et desserrer l'étau de la pire crise mondiale de l'époque contemporaine ?
(1005 mots)
©Pascal Lauener/Reuters
De la crise à la repriseL'économie mondiale est aujourd'hui confrontée à des difficultés d'une ampleur inédite depuis au moins un demi-siècle.
(1028 mots)
© Oswaldo Rivas / Reuters
L'eau et la crise économiqueLa crise économique mondiale ne doit pas faire oublier la question de l'eau.
(1110 mots)
Finance islamiqueEt si les banquiers, les régulateurs financiers et les investisseurs, malmenés par la crise, regardaient du côté de la finance islamique ?
(1743 mots)
©David Rooney
Chômage : le langage de la criseLa crise économique et financière a déjà entraîné la suppression de millions d'emplois dans la seule zone OCDE, et les chiffres du chômage devraient continuer à se détériorer. Que peuvent faire les gouvernements ?
(1216 mots)- Susciter une vraie reprise
L'économie mondiale est toujours enlisée dans la crise la plus profonde et la plus étendue des temps modernes. Selon les dernières Perspectives économiques de l'OCDE, le PIB de la zone OCDE devrait chuter de 4,3 % en moyenne en 2009 et l'économie mondiale devrait se contracter de 2,7 %.
(937 mots) - Panne de croissance
La crise mondiale actuelle se reflète dans les chiffres de la production au troisième trimestre 2008, le PIB de la zone OCDE ayant baissé de 0,1 % par rapport au trimestre précédent. C’est la baisse la plus marquée depuis 2001.
(221 mots) - Le poids de la dette
La crise financière et le ralentissement économique risquent d’accentuer les pressions sur la dette publique. Le problème est que, selon L’OCDE en chiffres 2008, la dette publique (qui inclut la dette des administrations centrales et locales) a déjà sensiblement augmenté dans l’ensemble de l’OCDE depuis 1987, passant de 59 % à 75 % du PIB en 2007. Il y a 20 ans, la Belgique avait la dette publique la plus élevée, le Japon l’a aujourd’hui remplacée avec une dette passée de 60 % à 170 % du PIB. La dette de l’Italie a aussi atteint plus de 100 % du PIB au cours des 20 dernières années.
(304 mots)
Angel Gurría
Une nouvelle réalitéAujourd’hui, à Doha, nous avons tous le sentiment d’être à un tournant. Cette conférence est bien plus qu’une occasion de dresser un bilan de la mise en oeuvre du Consensus de Monterrey. Il s’agit d’une réunion d’urgence sur les moyens de promouvoir, préserver et protéger les ressources vitales identifiées à Monterrey, afin que la crise économique et financière actuelle ne se transforme pas en une catastrophe pour le développement, avec des conséquences qui perdureraient (…) bien après la fin de la crise.
(921 mots)
A louer, mais à quel prix ? © Reuters / Susana Vera
L’économie espagnoleLa crise financière a durement frappé l’économie mondiale, et tous les pays ne se redresseront pas au même rythme. L’Espagne est particulièrement vulnérable, car elle est confrontée à une grave crise de la construction immobilière. De plus, les ménages espagnols sont parmi les plus endettés de l’OCDE. Entre 2000 et 2006, le ratio dette/revenu disponible net est passé de 85 % à plus de 100 % dans la zone euro, mais a atteint 150 % en Espagne. Les entreprises sont également très endettées. À cela s’ajoute le fait que la forte croissance des 10 dernières années a été trop tributaire du dynamisme de l’emploi, surtout dans le secteur de la construction, devenu surdimensionné.
(1517 mots)- Une longue récession
De nombreux pays de l’OCDE subissent ou vont connaître une récession prolongée d’une ampleur qui est sans précédent depuis le début des années 80. En conséquence, le nombre de chômeurs dans la zone de l’OCDE pourrait augmenter de 8 millions ces deux prochaines années. Dans le même temps, l’inflation refluera dans tous les pays de l’OCDE, certains étant même exposés à un risque – certes faible – de déflation.
Ce numéro des Perspectives économiques contient des prévisions nettement plus pessimistes que celles qu’on pouvait faire il y a seulement quelques mois ; en effet, un grand nombre des risques d’évolution négative qu’on avait pu recenser précédemment se sont concrétisés.
(573 mots) - La crise financière et l’économie
Quels sont les principaux effets de la crise financière sur l’économie réelle et quelles leçons en tirer pour l’avenir ? Le prochain numéro des Perspectives économiques de l’OCDE, qui paraîtra le 25 novembre, répondra en partie à ces questions. Klaus Schmidt-Hebbel, nouvel Économiste en chef de l’OCDE, nous a fait part de ses premières réflexions.
(2071 mots) - De la crise financière à la récession économique
La crise financière qui balaie les marchés mondiaux est la plus grave depuis la Grande Dépression. À l’heure où cette crise s’étend à l’économie réelle, le constat est douloureux. Comment les responsables politiques peuvent-ils aller de l’avant, avec des marges de manœuvre amoindries ?
(954 mots) - La crise financière et ses suites
1. Nous saluons et soutenons l’adoption du plan de sauvetage systémique annoncé les 19 - 20 septembre par le gouvernement des États-Unis. Ce plan contribuera à rétablir le fonctionnement normal des marchés de capitaux et à préserver l’emploi et l’activité économique.
(340 mots)
Quelle est selon vous la priorité politique en 2010 ?
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