- Tous des cols verts
Alors que l'OCDE était chargée d'élaborer une Stratégie pour une croissance verte en juin dernier, certains ministres ont clairement évoqué les « emplois verts » que pourrait générer une telle stratégie. Qu'est-ce qu'un « emploi vert », au juste ?
(356 mots) - Prêter main forte aux jeunes
La crise de l'emploi va-t-elle donner naissance à une génération désespérée ? Même au plus fort de la croissance, de nombreux jeunes peinent à s'insérer sur le marché du travail, et ils connaissent souvent un taux de chômage deux à trois fois supérieur à leurs aînés. La récession n'arrange rien. De plus, les jeunes qui travaillent n'ont souvent que des contrats courts et sont souvent les premiers à se faire licencier (dans la zone OCDE, environ 35 % des travailleurs de 15 à 24 ans bénéficiaient d'un contrat temporaire en 2008). En temps de crise, l'heure est d'autant plus grave.
(699 mots)
Être chômeur en 2009« Être au chômage, c'est frustrant, dévalorisant et, à ce stade, effrayant. » Pour qui doute des effets dévastateurs du chômage, les témoignages recueillis par une enquête récente du John J. Heldrich Center for Workforce Development, de l'Université Rutgers aux États-Unis, seront éclairants. Le centre a interrogé 1 100 américains de plus de 18 ans, au chômage et à la recherche d'un emploi au cours des 12 derniers mois, en août 2009. Le résultat ? « L'angoisse du chômage », un bilan aux chiffres et aux mots révélateurs.
53 % des personnes interrogées estiment que l'économie américaine connaît actuellement des « mutations fondamentales qui vont durer ». « Les journaux annoncent que les baby boomers comme moi devront travailler plus longtemps, précise l'une d'entre elles, d'autant que beaucoup d'entre nous ont perdu la moitié, si ce n'est plus, de la valeur de leurs fonds de pension. Mais qu'on m'explique comment je pourrais travailler quelques années de plus alors que je n'arrive même pas à décrocher un entretien d'embauche ! »
Sur les 56 % qui ont déclaré ne pas avoir perçu de prestations de chômage publiques au cours des 12 derniers mois, 48 % ont indiqué qu'ils ne remplissaient pas les conditions requises pour en bénéficier. Parmi les chômeurs interrogés, 60 % ont déclaré qu'ils n'avaient pas reçu de préavis de licenciement. Et 27 % ont été prévenus un mois à l'avance ou moins. Pas étonnant, dans ces conditions, que 51 % des sondés estiment qu'il appartient aux pouvoirs publics d'aider les chômeurs. Par comparaison, 17 % estiment que cette responsabilité incombe à l'employeur, et 33 % estiment que c'est aux travailleurs eux mêmes de se prendre en charge.
Notons que 76 % des sondés évoquent le « profond impact » qu'a eu la situation économique sur leur famille. « Bien sûr, je reçois des bons d'alimentation, explique l'un d'eux, mais cela ne m'empêche pas de restreindre les courses au minimum, ce qui exclut la lessive pour mes vêtements, sans parler d'acheter de nouveaux vêtements pour me présenter à un éventuel entretien d'embauche. »
Sur les 43 % de bénéficiaires d'allocations chômage, 83 % ont déclaré qu'ils craignaient «un peu » ou « fortement » que les allocations ne cessent avant qu'elles n'aient retrouvé un emploi.
« Le manque de revenu et l'absence de couverture maladie sont déjà douloureux, mais c'est le fait de ne pouvoir répondre aux besoins de mon couple qui me détruit psychologiquement, » explique un sondé.
Parmi les personnes contactées, 70 % ont déclaré qu'elles avaient remis à plus tard l'amélioration de leur logement ou leurs projets de vacances ; 63 % ont déclaré qu'elles avaient utilisé l'épargne destinée à leur retraite ou autre pour répondre à des besoins immédiats ; et 56 % ont déclaré qu'elles avaient emprunté de l'argent à leurs proches ou à des amis. Plus de 60 % des sondés ont affirmé souffrir de troubles du sommeil ou de fatigue physique ou morale. 58 % ont déclaré que leurs relations familiales étaient devenues tendues, et 52 % qu'ils évitaient les événements amicaux ou sociaux.
L'enquête de l'Université Rutgers dessine un tableau sombre, mais pas désespéré. Si 77 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles s'étaient senties « stressées » et 68 % « déprimées » en raison de leur situation, 66 % se sont déclarées « impatientes de prendre un nouveau départ. » MA(581 mots)
David Rooney
Combattre la pauvreté au travailEn temps de crise économique et de forte hausse du chômage, doit-on s'estimer heureux d'avoir un travail, quel qu'il soit ? Cela ne suffit pas toujours.
(965 mots)
André Faber
Privilégier l'activitéLes gouvernements doivent poursuivre les politiques d'emploi et les changements structurels qui encouragent la création d'entreprise, l'entrepreneuriat et l'innovation.
(687 mots)
Luke MacGregor/Reuters
Pour des emplois décentsLes programmes actifs du marché du travail doivent générer davantage d'emplois décents. Y parviendront-ils ?
(1264 mots)
Investir dans l'employabilitéAider les nouveaux chômeurs tout en continuant à accompagner les personnes désavantagées sur le marché du travail, tel est le défi majeur pour les ministres de l'emploi.
(1317 mots)
« Embauchez-moi !!! » Mark Blinch/Reuters
La crise de l'emploiLe chômage est en train d'atteindre des niveaux sans précédent. Des politiques efficaces existent, mais les gouvernements doivent aussi éviter certains pièges.
(1525 mots)
Pensez-vous que l'économie mondiale est entrée dans une phase de reprise ?
- Impôts sur le revenu : ce que payent toujours les...
- En bref - juillet 2010
- La Stratégie de l’OCDE pour une croissance verte
- Les partenariats public-privé
- La reprise s'affirme, mais de nouveaux risques éme...
- Le facteur confiance
- Innovation : stratégies intelligentes pour des rep...
- Allemagne : emploi du temps gagnant
- Comment corriger les déséquilibres mondiaux
- Transformer le système énergétique mondial




