Alors que la tempête financière se calme quelque peu, l’heure est à l’évaluation complète des dégâts. Selon Tendances des marchés de capitaux, entre le début de la crise et octobre 2009, les gouvernements et les banques centrales des États-Unis et d’Europe ont apporté plus de 11 billions de dollars d’aide aux banques et autres entreprises financières, sous forme d’injections de capitaux, d’achats d’actifs, de garanties et facilités d’emprunt etc. Ce chiffre ne tient pas compte des coûts économiques et sociaux plus généraux, comme les pertes d’entreprises, les suppressions d’emplois et les autres retombées de la crise. Il représente néanmoins, selon un journaliste du Dow Jones, un coût de plus 1 600 dollars par personne dans le monde.
Alors que les régulateurs et les décideurs politiques continuent à réfléchir à de nouvelles règles sur les services financiers, les marchés boursiers sont en pleine expansion et les banques recommencent à verser des bonus. 2010 sera-telle l’année des bonnes résolutions ou se dirige-t-on au contraire, faute de mesures correctives, vers une nouvelle crise financière dans les mois ou les années qui viennent ?
Depuis la fin des années 1990, les questions de stabilité financière font l’objet d’une attention croissante. La crise asiatique de 1997, la faillite du fonds d’investissement Long-Term Capital Management (LTCM) en 1998 et la récession mondiale de la fin des années 1990 ont toutes été marquées par une spéculation dangereusement élevée et une mise en péril du fonctionnement des marchés financiers. En conséquence, de nombreuses banques centrales ont mis en place des services spécifiquement chargés de la stabilité financière, les rapports sur ce sujet se sont multipliés, et le Forum de stabilité financière a connu un regain d’intérêt.
| PIB | +0,8 % T4 2009 |
| Indicateurs avancés | +0,9 pts déc. 2009 ; +10,1 pts comparé à déc. 2008 |
| Inflation |
+2,1 % jan. 2010, comparé à jan. 2009 |
| Échanges (G7) | Exportations : -17,5 %, T3 2009/T3 2008 Importations : -14,6 %, T3 2009/T3 2008 |
| Chômage | 8,8 % en déc. 2009 ; +1,8 pts comparé à déc. 2008 |
Données pour l'ensemble des 30 pays membres de l'OCDE
Dernière mise à jour : 5 mars 2010
Pour plus de données, voir www.oecd.org/statistiques
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©David Rooney |
La façade du bâtiment de l’Internal Revenue Service à Washington DC arbore une citation du poète, auteur et juge américain, Oliver Wendell Holmes : « Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée ». C’est la perspective d’améliorer la gouvernance par le biais des recettes publiques qui est importante pour la société civile, et chacun a son rôle à jouer.
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©David Rooney |
Aujourd’hui, la plupart des débats sur la fiscalité et les pays en développement portent sur la fuite des recettes fiscales vers les paradis fiscaux offshore. Mais les pays en développement doivent aussi être attentifs à la question des prix de transfert. Ils éviteraient ainsi des pertes fiscales au niveau des transactions transnationales effectuées par les multinationales. Explication.
Selon les estimations de l’OCDE, la demande mondiale d’électricité a diminué en 2009 pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. La demande d’électricité a augmenté tout au long de la seconde moitié du XXème siècle, et a été à peine ralentie par les crises pétrolières des années 1970, le krach d’octobre 1987 et l’éclatement de la bulle Internet en 2000. Mais la crise de 2008 l’a fait baisser de 1,6 %, selon les chiffres de l’OCDE dérivés des dernières prévisions du FMI sur la croissance du PIB en 2009.
Malthus est mort, mais la prospérité générale ne garantit ni le bonheur ni la paix. Tel est le message principal de La prospérité du vice : Une introduction (inquiète) à l’économie, le nouveau livre de Daniel Cohen. Professeur à l’École normale supérieure et directeur adjoint de l’École d’économie de Paris, l’auteur passe en revue les quatre derniers siècles et, dans le sillage de grands économistes, historiens et sociologues, aboutit à ce constat : la prospérité ne suffit pas à garantir la paix et le bonheur. Si le ton de l’ouvrage est assez pessimiste, le talent pédagogique de Cohen le rend néanmoins stimulant et instructif.
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©David Rooney |
Réformer les systèmes fiscaux peut favoriser le développement en renforçant l’autonomie des gouvernements. Cela peut aussi susciter des réformes plus vastes.
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Jessica Rinaldi/Reuters |
En 2007, les États-Unis ont consacré 16 % de leur PIB aux dépenses de santé. Cette part, de loin la plus élevée des pays de l’OCDE, est supérieure de plus de sept points de pourcentage à la moyenne de l’OCDE (8,9 %). Même la France, la Suisse et l’Allemagne, pays qui consacrent la plus forte proportion du PIB à la santé après les États-Unis, connaissent un écart de plus de cinq points de pourcentage avec ceux-ci : respectivement 11 %, 10,8 % et 10,4 %.
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Les dernières estimations montrent que les fusions-acquisitions internationales ont diminué de 56 % en 2009 par rapport à 2008. C’est la plus forte baisse de ces dernières années. Une grande partie de cette diminution a été causée par la chute de 60 % des fusions-acquisitions d’entreprises basées dans la zone OCDE, passant de plus de 1 billion de dollars à 454 milliards de dollars. Mais les principales économies émergentes, qui ont attiré un grand nombre d’investissements internationaux en 2008, ont également enregistré leurs premières fortes baisses en termes de fusions-acquisitions externes et internes en 2009.
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Reuters |
À Copenhague, les dirigeants de la planète ont avancé ensemble sur le dossier du changement climatique. Cette année, il faudra faire davantage.
Quelle est selon vous la priorité politique en 2010 ?
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