Suède
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©Pressens Bild Sweden |
En Suède, le système de sécurité sociale repose sur le principe de l’universalité. Chacun y contribue par le biais de l’impôt et des cotisations sociales, et chacun, quel que soit son revenu, est couvert par ce système. C’est ce principe qui assoit la légitimité de notre système de protection sociale et garantit la sécurité.
Les systèmes de sécurité sociale doivent être constamment passés en revue, évalués et améliorés. Il importe aussi d’en assurer le financement et la viabilité, notamment pour les générations futures. La récente réforme des retraites dans notre pays illustre la manière dont nous y parvenons.
Les choix que nous avons opérés obéissent également à l’impératif de croissance économique, car protection sociale et croissance sont interdépendantes. Une protection sociale généreuse requiert un taux d’emploi et une croissance élevés. Et un système de protection sociale bien conçu est lui-même générateur de croissance. Les systèmes de protection sociale doivent favoriser le travail tout en répondant aux besoins individuels. Depuis quelques années, nous nous efforçons également de réduire les effets marginaux, en révisant par exemple notre système fiscal et en plafonnant les frais de garde des enfants.
La sécurité encourage l’initiative et la créativité. Face aux grandes mutations de la société, les citoyens doivent pouvoir compter sur un filet de sécurité, qu’il prenne la forme d’une assurance chômage, de possibilités de formation ou de conventions collectives.
Deux indicateurs encourageants montrent que nous allons dans la bonne direction. Depuis maintenant plusieurs années, le taux de fécondité progresse en Suède : il s’établit aujourd’hui à 1,8 enfant par femme. Une assurance parentale généreuse et souple, conjuguée à des services de garde d’enfants de qualité pour tous les enfants, a permis aux parents suédois de concilier vie professionnelle et vie familiale. Ainsi, le taux de fécondité reste élevé alors même qu’une forte proportion de Suédoises occupent un emploi rémunéré et sont en mesure de s’assumer financièrement.
Mais la hausse du taux de fécondité n’est pas le seul facteur à prendre en compte. La vie professionnelle doit être prolongée. Au cours des cinq dernières années, le taux d’emploi des personnes entre 60 et 64 ans est passé de 48 à 58 %.
Autant de raisons qui nous incitent à l’optimisme quant à notre capacité d’assurer à tous une bonne protection dans l’avenir.
© L’Observateur de l’OCDE, n°248, mars 2005
Voir les réponses de cinq autres ministres de l'OCDE :
Aart Jan de Geus, ministre des Affaires sociales et de l’Emploi des Pays-Bas et président de la réunion des ministres des affaires sociales des pays de l’OCDE de 2005 ; Kay Patterson, ministre de la Famille et des Services d’intérêt commun de l’Australie ; Ulla Schmidt, ministre fédéral allemand de la Santé et de la Sécurité sociale ; Geun Tae Kim, ministre de la Santé et des Affaires sociales de la Corée et co-président de la Réunion de 2005 ; Wade F. Horn, secrétaire responsable de l’enfance et de la famille au Département de la santé et des affaires sociales (HHS) des États-Unis.
Selon vous, une reprise économique mondiale aura lieu :
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