Une société sécuritaire
Notre monde devient-il plus dangereux? Terrorisme, crime organisé ou même virus informatiques attisent les craintes. Psychose ou non, les dépenses consacrées aux biens et services liés à la sécurité augmentent. D’après L’économie de la sécurité, le chiffre d’affaires mondial du secteur de la sécurité privée progresse de 7 à 8 % par an et atteint aujourd’hui entre 100 et 120 milliards de dollars.
Les pouvoirs publics ont également accru leurs dépenses de sécurité. Ainsi, la part du budget des États-Unis consacrée à la sécurité intérieure a doublé entre 2002 et 2003 et dépasse aujourd’hui largement 30 milliards de dollars. Créé après les attentats du 11 septembre 2001, le Department for Homeland Security (DHS) (Département de la Sécurité intérieure) absorbe la moitié de ces dépenses. En outre, en matière de surveillance privée, les dépenses sont deux fois plus importantes que celles consacrées par les pouvoirs publics à l’application des lois.
De manière générale, la surveillance s’intensifie. Les nouvelles technologies intelligentes d’identification, comme la biométrie ou l’identification par radiofréquences sont de plus en plus répandues, et la surveillance par satellite est appelée à jouer un rôle grandissant. Pour prometteurs qu’ils soient, ces procédés ne vont pas sans risques d’abus. Ainsi, selon L’économie de la sécurité, la société civile et les gouvernements devront veiller à ce que des mesures de sécurité légitimes n’empiètent pas sur les libertés fondamentales, et n’aboutissent pas de la sorte à une réplique de « Big Brother ».
Voir L’économie de la sécurité disponible sur www.ocdelibrairie.org et sur SourceOCDE.
© L’Observateur de l’OCDE, N°246/247, Janvier 2005
Selon vous, une reprise économique mondiale aura lieu :
- L’heure du changement
- Consolider les compétences
- Gouvernance publique : L’autre déficit
- La Semaine de l'OCDE à Paris du 22 au 24 mai
- Cohésion sociale : des slogans aux actes
- Diriger par l’exemple
- La chimie verte
- Énergie solaire
- Mettre l’impôt au service de l’emploi
- La mondialisation de l’enseignement supérieur


