À bras ouverts
L’immigration peut-elle contribuer à compenser le déclin, prévu à long terme, de la population active des pays de l’OCDE ?
L’immigration économique constitue l’essentiel des flux migratoires en Europe du Sud. En Espagne, le nombre d’étrangers a triplé en 10 ans ; sans compter l’augmentation spectaculaire des naturalisations sur la même période. En Italie et au Portugal, la population étrangère a doublé. En Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Suède, les effectifs d’étrangers ont diminué, le fort taux de naturalisations dans ces pays ayant compensé l’accroissement de l’immigration.
Mais qu’en est-il de leur intégration sur le marché du travail ? Leur situation est en général plus difficile que celle des nationaux. Ainsi, au Danemark et aux Pays-Bas, le risque de chômage est plus élevé pour les étrangers.
Si le vieillissement accroît les dépenses sociales dans les pays de l’OCDE, on pourrait trouver d’autres solutions que l’importation d’une main-d’oeuvre étrangère. En effet, les immigrés ont souvent du mal à trouver un véritable emploi ou à le conserver ; ce qui les rend eux-mêmes davantage dépendants des prestations sociales. En outre, le vieillissement et la baisse de la natalité les touchent aussi. Cela dit, la main-d’oeuvre immigrée peut être compétitive, en particulier dans les secteurs exigeant des qualifications, comme la santé. Mais ceci peut aboutir à une pénurie de compétences dans les pays d’émigration, déjà pauvres par ailleurs.
Voir l’édition 2004 des Tendances des migrations internationales publiées par l’OCDE, disponible sur www.ocdelibrairie.org
©L’Observateur de l’OCDE n° 248, mars 2005
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