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Un débit inégal

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Au-delà du fossé entre ceux qui possèdent un téléphone portable, un PC ou un ordinateur de poche et les autres, il y a une fracture numérique plus profonde, et probablement plus grave : la disponibilité ou non des infrastructures de réseau de base dans les économies à faible revenu.

La capacité de débit est cruciale : les réseaux haut débit permettent de transmettre plus d’informations que les services traditionnels par ligne téléphonique. Bien que les utilisateurs des pays pauvres aient souvent des compétences en TIC, celles-ci sont sous-utilisées, à défaut d’une liaison accessible et abordable. Sans haut débit, l’accès aux réseaux est restreint, et certains types de données numériques complexes, comme l’imagerie médicale, ne passent parfois pas du tout.

La fracture du débit est importante. La totalité de la population du Libéria doit se partager une connexion Internet internationale de 256 kbit/s (kilo-octets par seconde), soit l’équivalent d’une connexion résidentielle de base dans l’OCDE. Un particulier danois dispose de plus de débit que la Guinée Bissau, le Libéria, les Comores, le Turkménistan, le Tchad et le Niger réunis. Un abonné japonais à l’Internet haut débit à 100 Mo/s dispose d’autant de connectivité internationale que l’ensemble des 45 pays les moins bien connectés.

©L’Observateur de l’OCDE n° 250, juillet 2005




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