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Les pneus usagés mettent la gomme

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Source : OCDE (2006), Improving Recycling Markets

Il y a dix ans, les pneus usagés finissaient pour la plupart entassés dans des décharges et défiguraient le paysage. Quelque 62 % des vieux pneus ont suivi ce chemin en 1994.

Aujourd’hui, beaucoup sont recyclés et utilisés pour fabriquer des adhésifs, des isolants, des garnitures de freins ou des tapis roulants, par exemple. Le caoutchouc récupéré sert aussi à sécuriser les espaces de jeu destinés aux enfants. Il existe aujourd’hui d’autres filières de réinsertion des pneus usagés dans le circuit économique : rechapage et retaillage, réutilisation à l’exportation, valorisation énergétique.

Étant donné leur important pouvoir calorifique – la combustion d’une tonne de pneus est équivalente à celle d’une tonne de charbon de bonne qualité ou de 0,7 tonne de fioul –, les vieux pneus sont employés comme combustible d’appoint dans les fabriques de pâtes et papiers, les chaudières industrielles, les fours à ciment et les centrales électriques. Selon la technologie utilisée, ils peuvent couvrir jusqu’à 25 % des besoins en combustible des fours à ciment.

Par ailleurs, l’Europe et les États- Unis se sont dotés de centrales thermiques qui assurent leur valorisation énergétique. Aux États-Unis, plus de 150 millions de pneus sont transformés en combustibles chaque année depuis 10 ans. En 2000, 30 millions ont été recyclés pour des applications de génie civil, contre seulement un demi-million en 1990. Ils peuvent être utilisés dans l’asphaltage et la construction de routes, où ils multiplient par quatre ou cinq la durée de vie du revêtement. Une évolution comparable a eu lieu en Europe. On le voit, nos vieux pneus ont encore de l’énergie à revendre.

OCDE (2006), Improving Recycling Markets, Paris. Voir www.oecdbookshop.org.

©L’Observateur de l’OCDE, n°258/259, décembre 2006




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