Les pays développés se sont rencontrés à Paris début mars pour décider du montant de leur contribution aux prêts préférentiels de la Banque mondiale pour les trois années à venir. Au même moment, plus de 60 ONG, dont ActionAid, ont lancé une campagne pour convaincre les membres de l’OCDE de saisir cette opportunité pour promouvoir des réformes fondamentales au sein de la Banque.
Nous demandons la fin de la pratique de conditionnalité à la politique économique – les prêts de la Banque conditionnés à des changements dans la politique économique du gouvernement concerné – et l’abandon progressif de l’important portefeuille de la Banque constitué de projets concernant le pétrole ou le charbon, au profit d’alternatives durables.
Bien sûr, les membres de l’OCDE possèdent collectivement la grande majorité des parts de la Banque mondiale, et non les pays en développement que la Banque est censée aider.
Nous espérons qu’ils utiliseront leur influence pour commencer à confier aux pays les rênes de leur propre développement, pour effectuer ces changements politiques et, plus tard dans l’année, pour soutenir les réformes fondamentales de la gouvernance du Fonds monétaire international et donner plus de pouvoir aux pays les plus pauvres les plus affectés par les activités du FMI. Les membres de l’OCDE relèveront-ils ce défi ?
Anne Jellema
Directeur politique
ActionAid International
Afrique du Sud
Sarah Gillam
Relations medias internationaux
Londres
ActionAid International
L’Observateur de l’OCDE N° 260, mars 2007
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