Éco-nomie

©David Rooney

À part les quelques optimistes qui espèrent par exemple que le réchauffement climatique permettra de faire de la viticulture dans la vallée de la Tamise, rares sont les écrits sur l’environnement qui incitent à se réjouir.

Et le changement climatique n’est pas la seule menace. L’empreinte écologique de l’homme s’étend à un rythme non soutenable. L’extension urbaine et agricole menace la biodiversité dont nous dépendons tous. Partout, la pollution de l’air et de l’eau nuit à la santé, et la liste est encore longue…Mais cela n’est pas une fatalité. Comment donc changer le cours des choses ?Il faut d’abord mobiliser la capacité d’innovation et d’adaptation de l’homme. Et si les activités économiques nuisent à l’environnement, alors le remède doit venir aussi des instruments économiques. Règlements, normes et efforts pédagogiques sont indispensables, mais pour susciter des évolutions bénéfiques, les décideurs doivent aussi responsabiliser les marchés.Les dernières Perspectives de l’environnement de l’OCDE s’attachent à dresser la feuille de route d’une démarche politiquement réaliste pour avancer. Sur plus de 500 pages, le rapport examine certaines des dynamiques à l’oeuvre, comme l’urbanisation galopante, la mondialisation et les modes de production et de consommation. Ses 200 graphiques et tableaux, véritable mine de données, couvrent des sujets allant des rejets industriels d’azote et de soufre aux déchets ménagers, en passant par la consommation d’énergie dans les transports.Le but est de cerner ces facteurs et d’identifier les réponses politiques les mieux appropriées, tant pour de grands secteurs comme l’agriculture, l’industrie, l’énergie et les transports, que pour des branches particulières sensibles comme les pâtes et papiers ou la chimie.Un système rudimentaire de feux tricolores a été adopté pour identifier les défis. Un feu vert marque les domaines, comme la pollution locale de l’eau, où un « découplage » est perceptible depuis 30 ans entre la croissance et notre « empreinte écologique ». Mais sans vigilance sur ces problèmes, le signal pourrait passer à l’orange, comme pour la gestion des forêts et les émissions des transports. Le rapport recense enfin quatre problèmes urgents classés « feu rouge » : changement climatique, biodiversité, pressions sur les ressources en eau douce et santé. S’y attaquer constituerait un grand pas en avant.Les articles de ce numéro de L’Observateur de l’OCDE portent sur certaines des questions soulevées par les Perspectives de l’environnement de l’OCDE. Nous traitons des enjeux de l’urbanisation, de la construction de bâtiments et des terres agricoles (voir Banque de données), ainsi que de l’industrie chimique, et nous examinons la panoplie de mesures mise en avant dans le rapport. Et puisque le changement climatique est dans tous les esprits, nous commencerons par demander aux ministres de l’Environnement de cinq pays de l’OCDE d’esquisser leurs plans d’action en la matière.Ce numéro s’inscrit dans le prolongement des deux précédents, qui comprenaient notamment des articles sur les coûts sanitaires de l’inaction, le Mécanisme pour un développement propre, l’écoinnovation ou les inondations. Le prochain numéro poursuivra la série en examinant plus précisément l’économie du changement climatique.Tous les articles seront disponibles sur www.observateurocde.orgRJC©L’Observateur de l’OCDE Édition spéciale avril 2008


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016