Les nouvelles puissances chinoises et indiennes suscitent de nouveaux défis pour l’économie mondiale (voir les n° 263 et 264/265). Pour rester concurrentiel, il faut renforcer la coopération entre pays développés, et en particulier l’intégration européenne. La monnaie unique repose sur la réduction des obstacles, mais sa portée est entravée par un manque de mobilité des travailleurs. Actuellement, seuls 4 % des citoyens de l’UE travaillent hors de leurs frontières. Le système bancaire reste très cloisonné.
On encouragerait grandement les migrations intra-européennes en facilitant, pour les citoyens de l’UE, l’ouverture de comptes bancaires dans d’autres pays de l’UE. De même, l’accès aux divers services sociaux de l’UE est entravé par la paperasserie, et les coûts des communications téléphoniques mobiles d’un pays à l’autre sont excessifs. Hélas, au lieu d’agir sur ces sujets très humains, les dirigeants européens se cantonnent à des questions très institutionnelles, comme le rôle des Commissaires ou les droits de vote. Le débat actuel sur le traité de Lisbonne est un repoussoir pour l’opinion publique et détourne l’attention de graves obstacles à la croissance économique.
Mark Simons
Londres, Royaume-Uni
©L’Observateur de l’OCDE n° 266, mars 2008
Quelle est selon vous la priorité politique en 2010 ?
- Le financement des PME en Tunisie
- Prix de transfert : un défi pour les pays en dével...
- Un nouveau contrat social ?
- Après la crise : la stabilité financière suffit-elle?
- Vers un nouveau système de monnaie de réserve?
- Zones franches: coûts et avantages
- La fiscalité, levier de développement
- Finance islamique
- Les dépenses de santé aux États-Unis
- Paix ou prospérité








