La situation économique s’est nettement dégradée et les indicateurs précurseurs laissent penser que l’activité continuera de s’affaiblir notablement au cours des prochains trimestres. L’ajustement dans le secteur de la construction paraît devoir se poursuivre, tandis que les prix des logements vont sans doute baisser encore.
Ces facteurs, conjugués aux turbulences dans les secteurs bancaire et financier, réduisent déjà la demande intérieure. La croissance ne reprendra peut-être pas avant la fin de 2009. Le chômage pourrait augmenter rapidement, mais il devrait se stabiliser en 2010. L’inflation devrait se ralentir du fait des récentes baisses des prix de l’énergie et des produits alimentaires, l’écart de production se creusant par ailleurs.
Compte tenu de l'assombrissement spectaculaire des perspectives économiques et de l'apparition de signes de reflux des anticipations inflationnistes, la Banque d'Angleterre devrait continuer de réduire rapidement son taux directeur, d'autant que la politique budgétaire est contrainte par la situation difficile des finances publiques. Les règles budgétaires devront probablement être reformulées ; il importe de mettre en place un plan crédible d'assainissement des finances publiques dès la reprise de l'activité économique. Le plan global destiné à rétablir la confiance dans les marchés de capitaux est une heureuse initiative.

Quelle est selon vous la priorité politique en 2010 ?
- Le financement des PME en Tunisie
- Prix de transfert : un défi pour les pays en dével...
- Un nouveau contrat social ?
- Après la crise : la stabilité financière suffit-elle?
- Vers un nouveau système de monnaie de réserve?
- Zones franches: coûts et avantages
- La fiscalité, levier de développement
- Finance islamique
- Les dépenses de santé aux États-Unis
- Paix ou prospérité








