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Étude économique du Mexique 2009 : Enjeux pétroliers

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« Alors, tu vas devenir mon concurrent, » s'étrangle Daniel Plainview en apprenant la volonté de son fils de quitter les puits californiens pour creuser les siens au Mexique, dans le film There will be blood, sorti en 2007. Le Mexique est effectivement devenu un compétiteur incontournable sur le marché du pétrole, depuis ses premières activités extractives au début du XXème siècle jusqu'à sa position de deuxième plus grand producteur de pétrole d'Amérique après les États-Unis dans les années 1990.

Cependant, les revenus du pétrole et du gaz représentant plus de 20 % du PIB du Mexique en 2007, gérer les impacts de ces revenus particulièrement volatils pose des défis majeurs. Selon la dernière Étude économique du Mexique, les fluctuations des cours du pétrole ayant tendance à suivre les cycles éconolmiques mondiaux, les dépenses budgétaires ont tendances à amplifier les sursauts, avec plus de dépenses en période favorable, et des coupes budgétaires en temps de crise.

Il s'agit pour les responsables politiques de doser l'injection des revenus pétrolier dans l'économie selon les besoins liés au cycle économique et d'éviter les changements brutaux d'orientation des dépenses publiques.

Le Mexique a déjà mis en place plusieurs fonds de stabilisation pétrolière à cette fin, mais les ressources ainsi accumulées ont été plafonnées à des niveaux relativement faibles. Une décision récente d'augmenter le plafond va dans le bon sens, même si, selon les auteurs, le Mexique serait aussi bien inspiré de le supprimer purement et simplement. Ils soulignent que la baisse de la production pétrolière va peser sur les dépenses publiques et ils recommandent d'agir, par exemple en élargissant l'assiette fiscale, car le pétrole pourvoit à 30 à 40 % des recettes budgétaires, alors que la fiscalité non-pétrolière représente seulement 10 % du PIB.

De même, une taxe indirecte sur l'énergie devrait être introduite et certaines subventions énergétiques devraient être supprimées, car elles bénéficient aux riches, encouragent les émissions de CO2 et réduisent l'intérêt envers les sources alternatives d'énergie.

Des systèmes de soutien aux revenus pourraient aider à satisfaire les besoins énergétiques des bas revenus, tout comme des subventions ciblées. Avec les bonnes réformes, le pétrole mexicain resterait compétitif, et d'autres secteurs de l'économie en profiteraient également, ce qui serait un plus pour les finances publiques.

(Version française à paraître)

©L'Observateur de l'OCDE n° 274, octobre 2009




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