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Italie : consolidation fiscale nécessaire

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La grave récession que traverse l’Italie a débuté plus tôt qu’ailleurs, mais l’activité s’est redressée au troisième trimestre. L’amélioration des conditions financières a contribué à restaurer la confiance et à doper la demande intérieure. Le taux d’épargne, dont on estime qu’il a augmenté sensiblement en 2009, ne devrait se contracter que légèrement ; la consommation jouera un rôle plus important dans la croissance en 2011. Les exportations seront également étayées par le redressement des échanges mondiaux. L’augmentation des coûts unitaires de main-d’oeuvre, observée en dépit de certaines baisses des coûts salariaux, et le redressement des cours du pétrole, auront pour effet de modérer le recul de l’inflation, alors même que la montée du chômage va se poursuivre quelque peu.

Étant donné le niveau élevé de sa dette publique, l’Italie n’a pas adopté de plan de relance budgétaire de grande ampleur. Néanmoins, compte tenu de la faiblesse conjoncturelle des recettes, le déficit est supérieur à 5 % du PIB, et la dette devrait atteindre 120 % du produit intérieur brut d’ici à 2011. Des efforts importants d’assainissement budgétaire s’imposeront donc à partir de 2011, lorsque la croissance sera de retour.



©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

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