Mexique : début de reprise
La récession qui a frappé le Mexique a été la plus grave depuis la crise monétaire de 1994. Le PIB réel était en recul de 9,7 % d’une année sur l’autre au deuxième trimestre de 2009, en raison de la baisse des prix du pétrole et du recul des exportations, de l’épidémie de grippe et de la contraction des recettes du tourisme et des envois de fonds des travailleurs. Le rebond des prix du pétrole et l’augmentation des exportations vers les États- Unis ont freiné le ralentissement de l’activité, et un redressement commence de se manifester. Les mesures de relance monétaire et budgétaire faisant sentir leurs effets, la récession devrait arriver à son terme au troisième trimestre de 2009, et le PIB devrait s’accroître progressivement en 2010. La banque centrale a abaissé le taux directeur de 8,25 à 4,5 % depuis février 2009 et les autorités mettent en oeuvre un programme de relance budgétaire représentant 1,6 % du PIB. À terme, la banque centrale n’aura guère de marge de manoeuvre pour assouplir davantage l’action monétaire, car l’inflation devrait rester proche de la limite supérieure de la fourchette d’objectifs. Il faut laisser les stabilisateurs budgétaires automatiques fonctionner librement en 2010, mais les mesures de stimulation budgétaire doivent progressivement être abandonnées si la reprise s’installe comme prévu. Les mesures d’assainissement envisagées par les autorités pour contenir les baisses de recettes sont nécessaires pour éviter des réactions négatives des marchés des capitaux.
©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010
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