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… Mieux intégrer le travail non-rémunéré peut-il aider ?

Des tâches ménagères et de la gestion du ménage au jardinage ou aux activités d’intérêt collectif, les femmes comme les hommes effectuent plusieurs heures de « travail non-rémunéré » en plus de leur activité professionnelle.

Selon le rapport intitulé Cooking, Caring and Volunteering: Unpaid Work Around the World, dans tous les pays, les femmes en effectuent plus que les hommes. Elles travaillent environ une heure de plus que ces derniers au Danemark, et jusqu’à cinq heures de plus en Inde. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les femmes consacrent en moyenne 150 minutes de plus que les hommes au travail non-rémunéré.

Le travail familial et social non-rémunéré favorise certes la croissance économique, mais si les individus qui l’exercent, et en particulier les femmes, ne sont pas soutenus, leur potentiel productif restera limité, tout comme les conditions de vie de leur famille. Certains auteurs estiment que tant que le travail non-rémunéré ne sera pas mieux intégré aux données économiques, les politiques visant à accroître la participation des femmes au marché du travail auront des effets limités (voir « Changing the care-less economy » par Rosalind Eyben, sur www.oecdinsights.org ). Il n’est pas facile de donner une valeur au travail non-rémunéré, et des travaux sont en cours dans ce domaine, afin notamment de mieux mesurer les variations de la qualité de vie des individus. Les données datent de 2008 ; on ignore encore si la crise a eu une influence sur ces écarts.

Le rapport est disponible en pdf sur www.oecd-ilibrary.org

Voir www.oecd.org/social-fr

Voir aussi www.oecd.org/els-fr

©L’Observateur de l’OCDE n° 284, T1 2011




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