Heures productives

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« Travailler plus pour gagner plus » préconisait l’ancien Président français Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale de 2007. Mais le surplus de travail améliore-t-il la situation économique ? Pas nécessairement.

Prenons l’exemple de la Grèce : le nombre moyen d’heures travaillées figure parmi les plus élevés de la zone OCDE, derrière celui de la Corée (voir le graphique). Ce nombre s’est maintenu depuis le début de la crise, atteignant en moyenne 2 121 heures annuelles par travailleur grec en 2008-2010, contre 1 412 heures annuelles pour un travailleur allemand (et 1 431 en 2005-2007).

Dès lors, pourquoi l’économie grecque ne se porte-t-elle pas mieux que celle de l’Allemagne ? De nombreux facteurs entrent en jeu. Premièrement, le taux d’emploi est plus élevé dans les économies solides (plus de 70 % de la population active en Allemagne et en Suède) qu’en Grèce (60 % depuis 10 ans). De plus, la structure économique compte : certains emplois peu qualifiés du secteur tertiaire (restauration, tourisme) mobilisent une main-d’oeuvre importante mais sont moins productifs que les secteurs manufacturiers, où la valeur ajoutée est forte. Or, si la productivité est bien plus faible en Grèce qu’en Allemagne, ce n’est pas le cas des salaires, qui grèvent la compétitivité de nombreuses entreprises grecques. En bref, une production horaire réelle plus élevée est généralement associée à un nombre d’heures annuel plus faible par travailleur : travailler plus ne suffit pas pour qu’un pays gagne plus.

Voir www.oecd.org/emploi et www.oecd.org/statistiques

©L’Observateur de l'OCDE N˚ 292 T3 2012




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