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Les femmes et l’emploi en Italie
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Dans presque tous les pays industrialisés, les dernières décennies ont été marquées par une forte hausse de la proportion de femmes sur le marché du travail, accompagnée d’une baisse des taux de natalité. Pourtant, ce n’est pas le cas en Italie.

L’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, en particulier pour les mères ayant de jeunes enfants, s’est révélée être modeste, et où le taux de fécondité a dangereusement chuté. Cette situation s’explique peut-être par les rigidités institutionnelles du marché du travail, ainsi que par les caractéristiques des structures publiques d’accueil des jeunes enfants.

Ces rigidités tendent à accroître les coûts que représentent les enfants et à décourager les femmes ayant des enfants à charge de travailler. En outre, les réglementations du travail et les politiques salariales mises en œuvre dans les années 1970 et 1980 ont renforcé la sécurité de l’emploi des travailleurs à plein temps tout en réduisant les possibilités d’emplois temporaire ou à temps partiel, souvent recherchés par les femmes. Aux particularités du marché italien du travail s’ajoutent celles du système public de garderies qui ne parvient guère à fournir de services véritablement utiles aux familles. Le nombre d’enfants de moins de trois ans acceptés et les tranches horaires proposées sont très limités, de sorte qu’il est souvent impossible aux femmes qui travaillent à temps plein de recourir à ces structures.




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