Révolution virtuelle

L’administration électronique : un impératif

La technologie peut-elle améliorer l’administration ? Pour la plupart des citoyens, l’éducation, la santé et l’emploi ont davantage d’importance que le fait de pouvoir envoyer ou non un courriel à un sénateur ou à un député. Or, les sites Web administratifs, vitrines statiques à l’origine, sont devenus des plateformes virtuelles fournissant des services administratifs essentiels.

Bien que la population s’attende tout simplement à ce que le gouvernement publie des informations de base – qui, quoi, où et comment – le fait de publier des informations sur les élections et les impôts, sur les alertes sanitaires et même sur les contraventions routières, semble pouvoir ouvrir les portes de l’administration à une participation plus directe. Par exemple, le système audiovisuel mis en place par le parlement suisse a amélioré l’accès du public aux débats politiques tout en permettant de disposer d’informations et de données interactives en ligne actualisées.D’après L’administration électronique : un impératif, les responsables politiques se doivent de répondre à l’exigence des citoyens qui demandent davantage de transparence, une gestion simplifiée de la paperasserie et même la possibilité de gérer leurs affaires en ligne, qu’il s’agisse d’être informés des nouvelles lois, d’effectuer leurs déclarations d’impôts ou de demander des autorisations professionnelles. De plus, cette démarche peut leur permettre d’économiser de l’argent : un système électronique en matière d’achats publics adopté en 2000 par le gouvernement italien a réduit de 30 % le coût total des biens et services achetés. En Allemagne, le traitement électronique des remboursements de prêts étudiants mis en place par l’État a permis de réaliser €4,5 millions d’économies dès la première année.L’ administration électronique : un impératif encourage l’utilisation d’Internet comme instrument pour améliorer la structure et les procédures administratives ainsi que pour renforcer la culture et les valeurs de l’administration publique. Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne l’envoi de formulaires comportant des informations sensibles. En effet, depuis 2002, 26 des 30 pays de l’OCDE ont adopté des lois reconnaissant les signatures numériques. Tandis que certains s’inquiètent de voir la technologie porter atteinte à la vie privée, d’autres font valoir qu’il est important de ne pas se laisser dépasser par une technologie en évolution rapide. Les décisions prises aujourd’hui engagent les administrations pour un avenir difficilement prévisible.© L'Observateur de l'OCDE N°238 Juillet 2003


Données économiques

PIB +0.5% T3 2019
Échanges exp -0.7% ; imp -0.9% T3 2019
Inflation annuelle 2.1% décembre2019
Chômage 5.1% décembre 2019
Mise à jour: 18 février 2020

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