La croissance repart dans la zone de l’OCDE – à des rythmes différents selon les régions – et semble plus dynamique que les prévisions de la dernière édition des Perspectives économiques. Elle s’appuie dans une large mesure sur le dynamisme de la croissance des pays émergents. Cependant, les risques entourant la reprise mondiale émergent, paraissant plus élevés aujourd’hui, en raison de la rapidité et de l’ampleur des mouvements de capitaux vers les économies émergentes et de l’instabilité des marchés de la dette souveraine.

Ursula von der Leyden, ministre du Travail Thomas Peter/Reuters

L’Allemagne semble avoir plutôt bien surmonté la crise de l’emploi. Contrairement à certains de ses voisins européens chez qui le chômage est monté en flèche, le taux de chômage allemand a presque baissé d’un point, passant de 7,9 % au début de la récession à 7 % en mai 2010.

Dépenses de santé en hausse ; Dépêches ; Verbatim ; Benvenuto ! ; Économie ; Spéculation alimentaire ? ; Flexibilité chinoise bienvenue ; Échanges sans frontières ; Best of...

La coordination des efforts internationaux en réponse à la crise économique a été saluée par le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría, la Chancelière allemande Angela Merkel, le Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy, le Directeur général de l’Organisation internationale du travail Juan Somavia, le Directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss- Kahn et le Président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick. Ils ont délivré une déclaration commune à la presse le 28 avril 2010, appelant à continuer « les efforts internationaux dans le but de garantir une reprise durable dans le secteur financier et de renforcer la croissance à long terme, ainsi que de gérer l’impact de la crise sur les pays pauvres et les populations vulnérables. » Pour la déclaration complète, voir www.ocde.org

Alors que les pays tentent de maintenir leur compétitivité à l’échelle mondiale, d’améliorer la flexibilité et la réactivité de leurs marchés du travail et de gérer le vieillissement de leur population, l’OCDE lance un Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA). Ce programme vise à évaluer le savoir-faire des individus, la manière dont ils l’appliquent sur leur lieu de travail, ainsi que la manière dont de meilleures compétences conduisent à de meilleurs emplois, une productivité accrue, et, en fin de compte, à de meilleurs résultats économiques et sociaux. Le but du programme est d’aider les gouvernements à comprendre comment l’éducation et les programmes d’apprentissage peuvent développer le savoir-faire et les compétences nécessaires aux individus pour participer pleinement à nos sociétés du savoir.

Le professeur Angus Maddison, décédé le 24 avril, était un économiste hors-pair et une légende de l’OCDE. De fait, il a rejoint l’OCDE avant même qu’elle n’existe. En 1952, il est devenu membre de ce qui était, à l’époque, la direction de l’Économie et des Statistiques de l’Organisation européenne de coopération économique, l’OECE. Lorsque l’OECE est devenue l’OCDE en 1961, il a mis son grand intérêt pour les statistiques, leur mesure et leur précision, au service des questions de développement.

Il est intéressant de remarquer qu’il est parfaitement rationnel pour les prêteurs (et les compagnies d’assurances) de baisser leurs prix et leurs garanties en temps de prospérité, afin d’augmenter leur part de marché. C’est leur moyen de gagner de l’argent.

©Mark Blinch/Reuters

Les « droits de tirage spéciaux », une quasi-monnaie méconnue, sont une ressource importante pour les pays en développement, et la possibilité d’en faire une monnaie de réserve internationale est aujourd’hui envisagée.

©REUTERS/Kim Kyung Hoon

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, beaucoup de progrès ont été accomplis. Mais il faudra faire bien plus pour assainir les pratiques commerciales inéquitables.

En mai, le Chili est devenu le 31ème membre de l’OCDE et le premier du continent sud américain. Le pays rejoint l’Organisation dans une période d’incertitude, tant à l’échelle internationale que nationale, alors que les répercussions du séisme de février se font encore sentir. Felipe Larraín, ministre des Finances du Chili, nous fait part de ses réflexions sur cette catastrophe et sur le programme de reprise du pays.

La fiscalité peut être un puissant levier d’innovation. Voici comment.

Pourquoi l’innovation est-elle aussi importante pour la croissance, et que peuvent faire les gouvernements pour l’améliorer ? L’OCDE étudie cette question depuis de nombreuses années, et elle livre une vision globale, la Stratégie pour l’innovation, aux gouvernements du monde entier à la réunion du Conseil au niveau des ministres, les 27 et 28 mai. En voici quelques points clés.

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La croissance verte peut-elle susciter une reprise durable ? Cela dépendra beaucoup des politiques mises en oeuvre. En 2011, l’OCDE présentera sa Stratégie pour une croissance verte. En voici quelques prémices.

Quiconque douterait que la politique puisse favoriser l’innovation devrait considérer le Protocole de Kyoto. Après son adoption en 1997, le nombre de brevets pour les technologies de stabilisation climatique a augmenté partout dans le monde. Six ans après, le nombre de brevets pour les technologies éoliennes avait plus que quintuplé, et celui pour les technologies solaires, photovoltaïques et hydriques/marines avait plus que doublé. Le nombre de nouveaux brevets pour d’autres technologies d’atténuation des changements climatiques, comme le captage du carbone, les biocarburants et l’énergie géothermique, a également augmenté, même si cette augmentation n’était pas beaucoup plus rapide que celle des brevets en général sur cette période.

Conserver une vue d’ensemble, telle est la difficulté pour tout gouvernement confronté à une crise. C’est particulièrement vrai aujourd’hui dans les pays de l’OCDE, qui connaissent, du fait de la crise financière de 2008, des déficits budgétaires très élevés et une lourde dette. Aujourd’hui, la plupart des pays, petits ou grands, doivent faire de nouveaux sacrifices. Et l’on comprend la colère de leur population, qui considère à juste titre qu’elle n’est pas responsable de la situation actuelle.

Les prédictions selon lesquelles le capitalisme touche à sa fin sont sans doute prématurées. Mais quelle forme de capitalisme va émerger de la crise économique ? Telle est la question.

Une crise mondiale du chômage de longue durée est à craindre. Quel rôle peuvent jouer les partenariats public-privé ?

Lucy Nicholson/Reuters

Malgré les signes de reprise, cette crise est loin d’être finie. Nous connaissons la plus grave crise de l’emploi depuis la Grande dépression, et la reprise économique est encore faible et fragile.

Jessica Rinald/Reuters

Un minimum de culture financière peut permettre aux non-spécialistes, sinon de rivaliser avec les professionnels de Wall Street, du moins de mieux gérer leur argent.

Lucas Jackson/Reuters

Les théories actuelles de gestion de portefeuille sont contraires au bien-être des citoyens. Seule l’action publique peut changer cela.

George Soros Reuters/Stefan Wermuth

Les causes profondes de la crise économique récente ne résident pas dans un manque de courage ou de compétences, mais dans l’échec de certaines idées.

Fiscalité allégée; L’OCDE s’élargit; Le péril jeune ?; Aide au développement en hausse mais…; Verbatim; Économie; Royaume-Uni Projet de loi sur la corruption; La Pologne en deuil; Best of…

Le Club des investisseurs de long terme, de gauche à droite : Ulrich Schröder (PDG de KfW Bankengruppe), Philippe Maystadt (Président de la BEI), Augustin de Romanet (Directeur général du Groupe Caisse des Dépôts et Président du Club), Franco Bassanini (PDG de la Cassa Depositi e Prestiti )

La Caisse des Dépôts a développé avec l’OCDE un partenariat autour du rôle des investisseurs de long terme et fondé, avec trois autres grandes institutions financières publiques européennes – la Cassa depositi e prestiti italienne, la KfW allemande et la Banque européenne d’investissement –, le Club des investisseurs de long terme.

L’un des effets secondaires de la crise mondiale a été une réduction temporaire des déséquilibres des balances des opérations courantes entre les principaux pays et les principales zones économiques du monde. C’est une évolution positive, mais durera-t-elle ? Certaines mesures politiques s'imposent sans doute.

©Faber

Les politiques actuelles sont-elles en train de faire le lit de la prochaine crise ? Ce n’est pas exclu. Certains déséquilibres doivent être corrigés.

Toby Melville/Reuters

Les pouvoirs publics peuvent trouver les partenariats public-privé (PPP) particulièrement tentants dans le sillage d’une crise financière, mais comment éviter des choix hâtifs ?

Le printemps est enfin de retour dans la plupart des pays de l’OCDE, où les signes de reprise commencent à se multiplier. C’est une bonne nouvelle, car la récession a été longue et difficile. Mais si le pire de la crise est sans doute derrière nous, la reprise demeure fragile.

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

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La biotechnologie, en constante évolution, est devenue un moteur potentiel de production écologiquement viable et une source avérée d’innovations diverses dans l’agriculture, l’industrie et la médecine. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle bioéconomie ? La réponse dépendra des politiques publiques.

Les profondes cicatrices laissées par la crise peuvent être soignées en prenant des mesures adéquates, notamment en matière de concurrence, d’emploi, de fiscalité et de services financiers. De telles mesures stimuleraient également la croissance à long terme.

Données économiques

PIB +0.5% T2 2019
Échanges exp -1.9% ; imp -0.9% T2 2019
Inflation annuelle 1.6% septembre 2019
Chômage 5.1% août 2019
Mise à jour: 6 novembre 2019

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